Virus Ebola: Des vaccins disponibles en janvier
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Virus EbolaDes vaccins disponibles en janvier

Deux antidotes expérimentaux contre la fièvre hémorragique, l'un de GSK et l'autre de NewLink Genetics, seront distribués début 2015, a assuré vendredi l'OMS.

La société britannique GSK devrait avoir 10'000 doses disponibles au début de l'année prochaine, a déclaré à la presse à Genève le Dr Marie-Paule Kieny, sous-directeur général de l'OMS. En outre, la société américaine NewLink Genetics devrait disposer de quelques milliers de doses de vaccins à cette date.

«Nous espérons avoir les résultats des essais cliniques de ces deux vaccins à la fin de l'année», a affirmé le Dr Kieny. «Si tout va bien, nous pourrons commencer à les utiliser dans les pays touchés en janvier», a-t-elle ajouté.

Quantités limitées

Elle a tout de suite précisé que les quantités disponibles seront alors très limitées. «Il ne sera pas possible de lancer une campagne de vaccination de masse, il faudra discuter de qui pourra recevoir ces premières doses, en priorité parmi le personnel de santé», a-t-elle indiqué.

«Il faut rester prudent. Ces vaccins expérimentaux peuvent se révéler inefficaces ou peu sûrs», a dit le Dr Kieny. Une demi-douzaine de médicaments sont par ailleurs en cours de test.

Concernant le sérum ZMapp, administré à titre compassionnel à plusieurs personnes infectées par le virus Ebola, les stocks sont épuisés. «Quelques centaines de doses» devraient être disponibles d'ici la fin de l'année, là encore «clairement pas assez pour avoir un impact sur l'épidémie», a précisé la responsable de l'OMS.

Transfusion de sang

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a autorisé en septembre l'utilisation de thérapies à base de sang, comme les sérums de convalescents, dans les pays affectés. «La transfusion de sang a démarré, à petite échelle», a encore indiqué Mme Kieny, en ajoutant que c'est encore «anecdotique».

L'OMS s'attend à ce que le nombre de transfusions pratiquées sur des malades d'Ebola augmente «au début de l'année prochaine». Il faut d'ici là que les équipements nécessaires soient installés dans les pays touchés.

«Il faut accélérer les recherches. Le problème principal reste celui de la faiblesse des systèmes de santé des pays touchés, incapables de résister à la progression de l'épidémie», a affirmé la représentante de l'OMS.

La fièvre hémorragique Ebola a fait près de 3000 morts sur un peu plus de 6000 cas, en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et au Nigéria. L'OMS s'attend à ce que 20'000 personnes soient contaminées d'ici novembre. (ats)

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