Nigeria: Des vaches contre des armes pour en finir avec les attaques
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NigeriaDes vaches contre des armes pour en finir avec les attaques

Deux vaches contre une arme rendue de son propre gré: c’est la réponse de l’Etat nigérian de Zamfara contre les attaques meurtrières.

Le gouverneur Zamfara, Bello Matawalle, a déclaré que «pour chaque fusil présenté par un bandit repenti, il y aurait une compensation de deux vaches».

Le gouverneur Zamfara, Bello Matawalle, a déclaré que «pour chaque fusil présenté par un bandit repenti, il y aurait une compensation de deux vaches».

AFP

Les autorités de l'Etat nigérian de Zamfara, dans le nord-ouest du pays, ont promis jeudi deux vaches pour chaque arme qui leur serait remise, une offre visant à mettre un terme aux attaques meurtrières menées par des bandes criminelles.

Le gouverneur de Zamfara, Bello Matawalle, a déclaré que «pour chaque fusil présenté par un bandit repenti, il y aurait une compensation de deux vaches».

Depuis des années, les communautés isolées de la région sont visées par des raids meurtriers de groupes armés composés de kidnappeurs et de voleurs de bétail qui sévissent à moto.

Selon M. Matawalle, cette offre vise à convaincre les membres des gangs, communément appelés «bandits», à désarmer. Une contrepartie financière pourrait être utilisée pour acheter davantage d'armes.

Jusqu'à présent, les autorités ont multiplié opérations militaires et négociations de paix pour en finir avec les tueries, en vain.

Mettre fin aux tueries

Pour l'heure, rien n'indique que cette stratégie soit suffisante à faire abandonner aux bandits --composés majoritairement d'éleveurs peuls-- leurs activités lucratives de vol de bétail et de kidnapping contre rançon.

Depuis 2011, près de 8000 personnes ont été tuées et quelque 200’000 ont fui le nord-ouest du Nigeria, en proie à des troubles que les experts attribuent à la surpopulation et au changement climatique.

Le président Muhammadu Buhari s'est engagé à mettre fin aux tueries après une recrudescence des attaques dans l'Etat voisin de Katsina.

Face au vol de bétail à répétition, certains habitants ont formé des groupes pour se défendre et ont été accusés d'exécutions extrajudiciaires.

(AFP/NXP)

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