Actualisé 07.11.2008 à 12:50

100 ans de l'Union patronale suisseDes valeurs qui ont fait leurs preuves

L'Union patronale suisse a fêté vendredi son 100e anniversaire à Berne en présence de plus de 350 invités.

Pour son président Rudolf Stämpfli, la crise financière s'explique notamment par l'écart qui s'est creusé entre l'économie financière et l'économie réelle.

La perte de confiance entre les banques mais aussi des investisseurs à leur égard fait également partie des facteurs explicatifs, a indiqué M. Stämpfli dans les locaux du stade de Suisse à Berne, selon la version écrite de son discours. Quant au système de rémunération, «il pervertit le lien rationnel entre les prestations, la réussite et la responsabilité».

Dans plusieurs médias alémaniques, le président de l'Union patronale suisse estimait par ailleurs que les règles rigoureuses qui vont être établies à l'intention des banques ne doivent pas empiéter sur l'économie dans son ensemble. «L'Etat ne doit intervenir que dans le foyer de la crise», considère-t-il.

Satisfait du bilan

Devant de nombreuses personnalités du monde économique et politique, Rudolf Stämpfli a dressé vendredi un bilan de l'activité de l'association. Le patron des patrons s'est dit largement satisfait. Il a souligné que la Suisse faisait partie des pays au revenu per capita les plus élevés et au chômage parmi les plus faibles du monde.

Et d'ajouter qu'en Suisse «la sécurité sociale est plus développée et le taux de pauvreté plus faible que dans les Etats comparables au nôtre». Pour M. Stämpfli, cette 'success story' helvétique s'explique en grande partie par son modèle de «flexicurité», soit un mélange de flexibilité et de sécurité sociale.

Economie et formation

Le professeur George Sheldon de l'Université de Bâle a lui souligné que le niveau de formation de la population suisse avançait au rythme de l'économie avec pour risque que les personnes peu qualifiées se retrouvent exclues du marché du travail. La situation est particulièrement inquiétante pour les jeunes étrangers puisque 20% d'entre eux n'ont pas de formation professionnelle, a-t-il indiqué

Hugo Fasel, directeur de Caritas et ancien président de Travail.Suisse, était également de la partie. Il a mentionné les défis auxquels l'organisation centenaire devait faire face: parmi eux le plein emploi et l'intégration par le travail. (ats)

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