Affaire Battisti: Des victimes du terrorisme accusent Carla Bruni
Actualisé

Affaire BattistiDes victimes du terrorisme accusent Carla Bruni

Une association italienne de victimes du terrorisme a accusé Carla Bruni Tedeschi, épouse du président français Nicolas Sarkozy, de favoriser le terrorisme international.

Elle lui reproche d'être intervenue dans le dossier de l'ancien militant d'extrême gauche italien Cesare Battisti.

Bruno Bernardi, président de Domus Civitas a publié mercredi un communiqué où il annonce des recours légaux.

«Nous savons de manière certaine que l'épouse du président français Nicolas Sarkozy est intervenue personnellement dans le cas Battisti, en téléphonant à Lula da Silva, président brésilien, pour lui recommander ne pas extrader Cesare Battisti du Brésil», peut-on y lire.

Domus Civitas annonce avoir donné mandat à des avocats pour qu'ils introduisent un recours «afin d'agir pénalement contre Carla Bruni Tedeschi pour avoir favorisé la criminalité et le terrorisme au niveau international».

Le gouvernement français a déjà catégoriquement démenti toute intervention dans le dossier Battisti. Il estime que cette affaire ne concernait plus la France mais le Brésil et l'Italie.

Réfugié politique

Le gouvernement brésilien veut accorder à Battisti le statut de réfugié politique, mais la décision appartient désormais à la Cour suprême, qui peut mettre des années à se prononcer.

Cesare Battisti, 54 ans, a été condamné à perpétuité par contumace dans son pays pour avoir commis deux homicides et pour sa complicité dans deux autres en 1978 et 1979 en Italie, alors qu'il était membre des «Prolétaires armés pour le communisme». Il nie ces crimes.

Il s'était enfui d'une prison italienne en 1981, avait gagné le Mexique puis s'était installé en 1990 en France, où il travaillait comme gardien d'immeuble et écrivait des romans policiers. Menacé en 2004 d'être extradé vers l'Italie, il avait pris la fuite et a été arrêté en 2007 à Rio de Janeiro. Il est actuellement en détention.

Rome veut faire recours

De côté, l'Italie envisage un recours devant la Cour suprême du Brésil après le refus de ce pays d'extrader Battisti, a afirmé mercredi un ministre du gouvernement de Silvio Berlusconi.

«L'Italie réfléchit à tous les recours possible de la part des ministres de la Justice et des Affaires étrangères et envisage même une intervention devant la Cour suprême du Brésil», a déclaré Elio Vito, ministre chargé des rapports avec le Parlement, cité par l'agence Ansa. (ats)

Ton opinion