Ouzbékistan: Des «victimes» lors de manifs contre le gouvernement

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OuzbékistanDes «victimes» lors de manifs contre le gouvernement

Samedi soir, la police a dispersé des manifestants anti-gouvernementaux dans la république autonome du Karakalpakstan, en Ouzbékistan.

Il y aurait des victimes parmi les civils et les forces de l’ordre lors des manifestations de vendredi.

Il y aurait des victimes parmi les civils et les forces de l’ordre lors des manifestations de vendredi.

AFP/Photo d’archives

Le président de l’Ouzbékistan a affirmé dimanche que les récentes manifestations anti-gouvernementales dans la république autonome du Karakalpakstan (nord-ouest) avaient fait des «victimes», dans ce pays autoritaire d’Asie centrale où l’opposition est fermement réprimée.

«Malheureusement, il y a des victimes chez les civils et dans les forces de l’ordre», a affirmé Chavkat Mirzioïev, cité par son service de presse, lors d’un discours depuis le Karakalpakstan. Il n’a pas précisé le nombre des victimes ni indiqué s’il s’agissait de morts ou de blessés.

La police a dispersé samedi soir des manifestants anti-gouvernementaux, selon des témoins. Deux habitants de Noukous, la capitale du Karakalpakstan, ont affirmé à l’AFP qu’un petit groupe tentant de protester pour la seconde nuit consécutive avait été dispersé par les forces de l’ordre. Selon ces témoins qui ont requis l’anonymat, la police semble avoir fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades fumigènes.

Etat d’urgence

L’Ouzbékistan a décrété samedi l’état d’urgence pour un mois dans la république autonome secouée la veille par une rare manifestation antigouvernementale qui a poussé le président Chavkat Mirzoïev à renoncer à un projet d’amendement constitutionnel. Cet amendement aurait amoindri le degré d’autonomie de la république peuplée de 2 millions de personnes, l’une des plus pauvres du pays. L’état d’urgence est entré en vigueur le soir même à minuit et doit durer jusqu’au 2 août. Noukous semblait calme dimanche matin et était quadrillée par les forces de l’ordre, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Arrivé au pouvoir en 2016 à la mort de son prédécesseur, l’impitoyable Islam Karimov, Chavkat Mirzoïev a mené d’importantes réformes économiques et sociales. Réélu l’année dernière, il est désormais accusé de faire prendre un nouveau tour autoritaire au pays. Avec la révision de la Constitution projetée, le mandat présidentiel passerait de cinq à sept ans, au profit de l’actuel chef de l’État.

(AFP)

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