Actualisé 21.07.2014 à 09:23

Paris

Des «violences antisémites» dénoncées

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est rendu lundi à Sarcelles, en banlieue nord de Paris et y a dénoncé des «actes graves» et des «violences antisémites».

Dimanche, des violences et pillages y avaient été perpétrés en marge d'une manifestation pro-palestienne. Les violences à Sarcelles, voitures brûlées et mobilier urbain saccagé, ont suivi un rassemblement interdit de soutien aux Palestiniens de Gaza. Dix-huit personnes ont été interpellées, dont onze étaient toujours en garde à vue lundi matin, parmi lesquelles quatre mineurs.

Samedi, une autre manifestation non autorisée à Paris avait dégénéré en plusieurs heures d'affrontement entre la police et de jeunes manifestants.

Intolérable

«Il est normal dans la République que l'on puisse manifester, mais il est intolérable que l'on s'en prenne à des synagogues ou à des commerces parce qu'ils sont tenus par des Juifs», a déclaré Bernard Cazeneuve à Sarcelles.

«J'assume totalement la décision qui a été prise à mon niveau d'interdire ces manifestations», a-t-il dit sur BFM TV et RMC. Sans interdiction «ça aurait été sans doute été pire».

Interrogé lundi matin sur la radio France Info, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a estimé que le ministère de l'Intérieur avait fait «ce qui est nécessaire».

Nouveaux rassemblements

Les organisateurs de la manifestation de dimanche à Paris ont appelé à un nouveau rassemblement samedi prochain dans la capitale. Une autre demande de manifestation a été déposée pour mercredi, toujours à Paris.

Ces demandes vont être examinées à la lumière des risques potentiels en terme de respect de l'ordre public, a dit Bernard Cazeneuve, précisant qu'il n'y avait «pas d'interdiction générale des manifestations».

(ats)

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