Schwytz: Des voix critiquent les carnavaliers qui ont bravé l’interdit
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SchwytzDes voix critiquent les carnavaliers qui ont bravé l’interdit

Des fêtards se sont réunis dans les rues d’Einsiedeln, sans considération pour les mesures anti-Covid. La police a même dispersé les rassemblements dans la soirée du 15 février 2021. Ces images font réagir les comités d’organisation.

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Cheyenne Wyss/awa

Les règles de distanciation sociale et l’interdiction de se rassembler n’ont pas arrêté tout le monde durant les festivités du carnaval d’Einsiedeln le lundi 15 février dans le canton de Schwytz. Les forces de l’ordre ont dispersé la foule et infligé une centaine d’amendes. «Les images d’Einsiedeln font du tort à tous les carnavaliers parce qu’au final ils seront tous mis dans le même panier d’irresponsables», a réagi Peti Federer, responsable médias du comité d’organisation du carnaval lucernois dans la «Luzerner Zeitung».

Selon Peti Federer, les événements d’Einsiedeln sont inacceptables et il dit s’être presque évanoui en voyant les images du canton de Schwytz. Des rassemblements moins impressionnants avaient aussi eu lieu dans la vieille ville de Lucerne au début du carnaval:

À Bâle et à Berne, les critiques pleuvent

Même si la période du carnaval bâlois n’a pas encore commencé, les images schwytzoises choquent également. Si le comité d’organisation comprend la frustration des carnavaliers, il a tout de même fait entendre ses critiques dans la «Aargauer Zeitung». «Cela entache la tradition si l’on prend le risque de propager le coronavirus», a expliqué le comité, qui a d’ores et déjà annulé tous les événements qui auraient dû avoir lieu dès le 22 février. Les organisateurs bâlois ont demandé à tous leurs membres actifs de respecter à la lettre les mesures de la Confédération.

Dans le canton de Berne, le vice-président de l’association du carnaval bernois, Thomas Fritz, a condamné le comportement des carnavaliers schwytzois dans une interview parue dans la «Berner Zeitung». Il a notamment expliqué qu’un carnaval illégal n’était pas souhaité à Berne. «Nous ne voulons aucun rassemblement dans la ville parce que nous devons nous débarrasser du coronavirus pour avoir un carnaval normal l’année prochaine», a-t-il expliqué au journal bernois. Il a rappelé que les moments-clés de la fête pourraient être suivis depuis la maison via le site internet et les réseaux sociaux de la manifestation.

Peu de rappels à l’ordre à Uri et à Lucerne

Les policiers étaient présents un peu partout dans le canton d’Uri, entre le 10 et le 16 février 2021, pour surveiller les carnavaliers récalcitrants. La police uranaise a remercié sa population et a tiré un bilan plutôt positif de cette délicate période de carnaval. Dans un communiqué, elle indique n’avoir quasi jamais dû intervenir.

À Lucerne, les forces de l’ordre ont dû fermer momentanément l’un ou l’autre take-away à cause d’attroupements. La police cantonale relève toutefois avoir dû procéder à une centaine de rappels à l’ordre verbaux.

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