Désespéré face au silence de l'assurance-invalidité
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Désespéré face au silence de l'assurance-invalidité

VEVEY – Invalide, Gilles voit son dossier bloqué par les services de l'AI. Contactée par nos soins, l'assurance promet de réagir.

C'est un homme atteint dans sa chair et dans sa dignité. Invalide, déprimé et endetté, Gilles Terriblini est au bord du gouffre. Ce Pulliéran de 40 ans a dû interrompre son métier en 2003 suite à de graves problèmes de santé ayant nécessité plusieurs opérations. Son salaire a été couvert pendant deux ans par l'assurance perte de gains. «J'ai toujours voulu croire que je me rétablirai. Mais au bout d'un an, mon médecin traitant m'a conseillé de déposer une demande à l'assurance invalidité (AI).» Un dossier qui traîne, un revenu mensuel de 690 fr. versé par les services sociaux de sa commune, et des commandements de payer qui s'accumulent. «Je fais face à l'inertie du service cantonal de l'assurance invalidité. Je souhaite me réadapter professionnellement, mais on ne m'aide pas. Je suis abandonné face à un mur de silence. Ces gens font preuve d'inhumanité.» Quand Gilles reçoit une réponse, c'est pour apprendre qu'il doit encore patienter. «Je pourrais bénéficier d'une partie de mon deuxième pilier, mais c'est suspendu à la décision de l'AI.»

Un responsable de l'Office fédéral de l'AI fait amende honorable. «Nous subissons une surcharge de travail, reconnaît Dominique Dorthe. Nous ne pouvions pas prendre de décision tant que la situation médicale de ce monsieur n'était pas stabilisée. Mais nous lui fixons rendez-vous pour un entretien la semaine prochaine.»

Frédéric Nejad

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