FMI: Dette argentine: le président élu s'engage
Publié

FMIDette argentine: le président élu s'engage

Alberto Fernández a affirmé mardi au FMI qu'il paierait la dette de son pays mais sans nouveaux ajustements.

Alberto Fernández le 9 novembre 2019.

Alberto Fernández le 9 novembre 2019.

AFP

Le président élu argentin Alberto Fernández a confirmé mardi au Fonds monétaire international (FMI) qu'il respecterait ses engagements en matière de dette, mais sans appliquer de nouveaux ajustements budgétaires alors que le pays est touché par la récession.

«Nous avons développé un plan durable qui nous permettra de croître et de remplir les obligations de l'Argentine envers vous et les autres créanciers», a déclaré Alberto Fernández lors d'une conversation téléphonique avec la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva. Mais «nous ne pouvons pas procéder à d'autres ajustements budgétaires car la situation est d'une complexité énorme», précise-t-il, dans un communiqué de son service de presse.

De son côté, Kristalina Georgieva a indiqué dans un communiqué avoir eu «un appel téléphonique très constructif avec le président élu Alberto Fernandez aujourd'hui». «Pendant notre conversation, nous avons discuté de l'économie argentine et de sa vision sur les défis auxquels est confronté le pays», a-t-elle ajouté. «Nous sommes convenus de poursuivre un dialogue ouvert dans l'intérêt du peuple argentin», a-t-elle conclu.

Prêt triennal

À ce jour, l'Argentine a reçu quelque 44 milliards de dollars (43,59 milliards de francs suisses) du prêt triennal (d'un montant total de 57 milliards) approuvé en juin 2018. Mais Buenos Aires a officiellement demandé fin août au FMI un rééchelonnement de son emprunt, ce qui a eu pour effet de geler le déblocage d'une nouvelle tranche de prêt.

La dette de l'Argentine est passée de 52,6 % du produit intérieur brut (PIB) lorsque Mauricio Macri a pris le pouvoir en 2015 à plus de 80 % cette année, selon les chiffres officiels de juin. Mais les agences de notation estiment que le taux d'endettement réel est encore plus élevé.

Alberto Fernandez, candidat péroniste de centre-gauche, a remporté fin octobre l'élection présidentielle dès le premier tour, devant le président libéral sortant Mauricio Macri. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion