Actualisé 05.03.2012 à 15:05

Accident en PologneDeuil national après le drame

La Pologne était en deuil lundi après la catastrophe ferroviaire ayant fait 16 tués et une soixantaine de blessés samedi dans le sud du pays.

L'enquête pour établir les causes de la catastrophe est en cours. La piste de l'erreur humaine n'est pas exclue.

Les drapeaux nationaux ont été mis en berne dès lundi dans le cadre d'un deuil national de deux jours décrété dimanche par le président polonais Bronislaw Komorowski. Les manifestations sportives et culturelles ont été annulées.

Une citoyenne russe a été identifiée lundi parmi les victimes de cet accident, a indiqué une responsable des autorités locales. Elle est la seconde victime de nationalité étrangère ayant trouvé la mort dans la catastrophe. Dimanche, une Américaine a été identifiée parmi les victimes.

Au total 57 personnes ont été blessées, une cinquantaine étant toujours hospitalisées lundi, dont trois dans un état sérieux, selon les autorités. Parmi les blessés, figurent huit étrangers, six Ukrainiens, un Moldave et un Tchèque. Des Français et des Espagnols figuraient parmi les 350 passagers des trains mais ils n'ont pas été blessés.

La collision frontale a eu lieu entre deux trains assurant les trajets Varsovie-Cracovie et Przemysl-Varsovie. Les convois se sont retrouvés face à face samedi vers 21h00 à Szczekociny, à environ 200 km au sud de Varsovie.

Enquête: chefs de gare interrogés

Une enquête est en cours pour tenter d'établir les raisons de cet accident. Le ministre des Transports Slawomir Nowak a souligné que la collision a eu lieu sur un tronçon de voie ferrée récemment modernisé.

La police interroge deux chefs de gare de stations ferroviaires sur cette ligne, a indiqué le porte-parole du parquet régional de Czestochowa Tomasz Ozimek, sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre eux. «Pour l'instant, on ne leur a pas présenté de motifs d'accusation», a-t-il encore ajouté.

Selon la télévision privée TVN24, l'un des chefs de gare, en état de choc, se trouve dans un hôpital psychiatrique. L'homme aurait tenté de falsifier la documentation ferroviaire de sa station, a indiqué TVN24.

Le porte-parole du parquet régional s'est refusé à commenter l'information. «Les experts et les procureurs effectuent leur travail, il est trop tôt pour privilégier une piste plutôt que l'autre», a-t-il indiqué.

Modernisation des infrastructures

Cette catastrophe est intervenue alors la Pologne s'apprête à accueillir en juin le championnat d'Europe de football Euro 2012. Face à cette échéance, le pays s'efforce de moderniser ses infrastructures de transport datant de l'ère communiste.

Cette catastrophe ferroviaire est l'une des plus graves intervenues dans le pays. En 1990, 16 personnes avaient également perdu la vie dans la collision de deux trains à Ursus, dans la banlieue de Varsovie.

En 1980, une autre catastrophe ferroviaire en Pologne avait fait 67 tués et 62 blessés à Otoczyn, près de Torun dans le nord du pays, lorsqu'un train de passagers avait percuté un train de marchandises.

(ats)

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