Rixe de Monthey (VS): Deux accusés demandent la clémence
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Rixe de Monthey (VS)Deux accusés demandent la clémence

Des personnes impliquées dans l'affaire «Rachel», à Monthey (VS), appellent à la clémence de la justice.

Deux des cinq accusés de l'affaire dite «Rachel», une rixe qui s'était déroulée à Monthey (VS) en janvier 2007, ont demandé mardi en appel la clémence du Tribunal cantonal. Le procureur et les parties civiles ont demandé le rejet des appels.

Contre l'un des accusés, le procureur a estimé que la peine juste se situait entre six mois de travail d'intérêt général (tig), qu'il avait requis en août 2009 en première instance, et les douze mois ferme infligé par le tribunal de Monthey. Le procureur a admis que l'accusé avait évolué favorablement depuis les faits. La question du sursis se pose donc, a-t-il déclaré.

Contre le second accusé, condamné à huit mois avec sursis, le ministère public a admis la difficulté de l'accusation envers un prévenu qui a pu intervenir pour séparer les combattants. En première instance, le procureur avait également requis une peine de tig. Il a néanmoins demandé à la cour de rejeter les deux appels.

L'avocat de Rachel, la jeune femme tabassée lors de la rixe, a demandé aux juges cantonaux de confirmer les peines infligées en première instance. Le défenseur de son ami, également tabassé dans la bagarre, a estimé que ces peines étaient un minimum pour un tel déchaînement de violence.

Faits en partie contestés

La défense a partiellement contesté les faits. L'avocat de l'accusé le plus lourdement condamné, a estimé que les deux coups de poing donnés à l'ami de Rachel par son client ne valaient pas une peine aussi lourde. D'autant que le jeune Kosovar de 25 ans n'a plus eu de démêlés avec la justice depuis les faits.

L'autre défenseur a demandé l'acquittement de son client qui n'est intervenu dans la bagarre que pour séparer les protagonistes. Cette version des faits est contestée par les parties civiles et par certains témoignages.

Un troisième accusé avait fait appel. Le Tribunal cantonal a confirmé la peine lors d'un procès préalable. Les deux autres accusés n'ont pas recouru contre les peines avec sursis infligées en première instance.

Vengeance planifiée ou hasard

Le 13 janvier 2007, Rachel, alors âgée de 25 ans, et un de ses amis sont pris à partie en ville de Monthey par un des recourants et une de ses amies. Une violente bagarre s'ensuit au cours de laquelle d'autres jeunes amis du recourant arrivent sur les lieux.

Les coups pleuvent. Rachel et son ami s'en sortent avec des lésions à la tête. La jeune femme est admise au CHUV où elle témoignera dans la presse qui publie des photos d'elle le visage tuméfié.

Un mois plus tôt l'ex-petit ami de Rachel avait tiré sur un jeune Kosovar avec un pistolet à plomb lors d'une altercation, le privant de l'usage d'un oeil. Les parties civiles voient dans la rixe du 13 janvier une continuité et une vengeance à cette agression.

La défense a plaidé la rencontre fortuite le 13 janvier et a contesté la thèse d'une expédition punitive. Le jugement sera rendu dans quelques jours par écrit aux parties.

(ats)

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