Actualisé 10.07.2013 à 05:37

SocialDeux arcades pour faciliter la vie aux Genevois

Cet automne, ouvriront les «points info». Chacun y sera gratuitement orienté selon ses demandes, sociales, familiales, récréatives ou culturelles.

de
Jérôme Faas
Esther Alder, conseillère administrative chargée du Département de la cohésion sociale, met en œuvre l'une de ses promesses électorales.

Esther Alder, conseillère administrative chargée du Département de la cohésion sociale, met en œuvre l'une de ses promesses électorales.

«A force d'être baladés à gauche à droite lorsqu'ils ont une question, les gens se découragent. Ils ne sollicitent plus rien. Alors que les prestations sont là pour être utilisées!» Forte de ce constat, la conseillère administrative Esther Alder concrétisera dès la rentrée l'une de ses promesses électorales. Deux «points info» investiront des arcades de Plainpalais et de la Servette.

Plus que de l'information

«Quelle que soit la question, on y trouvera une réponse», annonce la Verte. Camp d'été, bourse d'études, aide sociale, cours de langue... Les dix employés «accueilleront, informeront et accompagneront». Dans leur portefeuille, «toutes les prestations communales, cantonales et associatives». Si aiguiller ne suffit pas, ils prendront des rendez-vous ou rempliront des formulaires.

«Les gens veulent des réponses!»

«Il est difficile, dans les méandres de l'administration, de trouver la bonne personne, juge la cheffe de la Cohésion sociale. Or, les gens se moquent de savoir quel service les aide. Ils n'ont pas à subir leur cloisonnement. Ce qu'ils veulent, ce sont des réponses!» Le web en offre, mais tous ne le maîtrisent pas.

Coût nul pour le contribuable

Les «points info» ouvriront les 19 et 27 septembre aux rues Dancet et Hoffmann. Deux autres lieux seront ajoutés en 2014, avant un bilan. L'innovation, financée par des réallocations internes, ne coûtera rien au contribuable.

Inspiration puisée au bord de la Sarine

Avant de se lancer, la commune a observé: des dispositifs similaires existent à Lyon et à Fribourg. Là-bas, ce guichet unique est cantonal. Intitulé «Fribourg pour tous», il existe depuis 2011 et traite quelque 100 demandes par mois. «Chez nous, cet outil est spécifiquement social, détaille Jacqueline Gremaud Neri. Il touche d’abord les 20-60 ans, majoritairement en recherche d’emploi. Il permet aux administrés de découvrir des prestations ignorées et de se renseigner sans ressentir de gêne.»

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