Valais: Deux boss du ski valaisan piquent une grosse colère
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ValaisDeux boss du ski valaisan piquent une grosse colère

Verbier essuie les critiques d'un lobby allemand et Berne met la télécabine de Veysonnaz au repos forcé. La riposte s'annonce musclée.

par
phf/ats
L'Automobile Club allemand a mal noté la station de Verbier.

L'Automobile Club allemand a mal noté la station de Verbier.

«Je suis scandalisé, c'est n'importe quoi!» A la lecture du classement de l'Automobile Club allemand (ADAC, avec 17 millions de membres), le sang du patron de Téléverbier, Eric Balet, n'a fait qu'un tour. Selon les testeurs d'outre-Rhin, les pistes de Verbier seraient mal préparées et peu sécurisées; les parkings sont trop chers et le service laisse à désirer dans les restaurants.

Entre janvier et mars 2010, une vingtaine de stations européennes ont été examinées. Seul un domaine polonais fait moins bien que Verbier, qui, comme Scuol (GR), récolte un modeste «suffisant». «Nous sommes la seule station à refaire les pistes à 100% tous les soirs. Nous disposons des machines les plus modernes du monde», se défend Eric Balet, qui entend «répondre à ces attaques». Le directeur de Téléverbier envisage de contacter les médias allemands qui ont diffusé l'information et de leur réclamer une tribune.

Un autre grand manitou du ski valaisan tombe des nues: le patron de Téléveysonnaz, Jean-Marie Fournier, a appris vendredi que l'Office fédéral des transports suspendait l'exploitation de la télécabine Veysonnaz-Thyon. Motif: le restaurant voisin du hangar d'arrivée constitue un danger en cas d'incendie. Berne exige la construction d'un mur de protection. Jean-Marie Fournier considère cette installation comme la colonne vertébrale de la station et annonce un recours au Tribunal fédéral contre une décision qu'il juge «incompréhensible».

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