Actualisé 21.08.2008 à 20:20

Berne«Deux contrôleurs dans les trains plutôt qu'une loi»

Le syndicat des cheminots exige des actes de la part des CFF pour régler le problème de l'insécurité.

«Plutôt deux contrôleurs par train qu'une loi sur la sécurité dans les transports publics. C'est le meilleur moyen pour diminuer la violence croissante dans les trains.» Cette proposition émane du Syndicat du personnel des transports (SEV), qui demande plus d'effectifs.

Du côté des CFF, on ne voit pas de problème de sous-effectif. Les 1400 contrôleurs des grandes lignes et les 500 autres chargés du contrôle dans le trafic régional sont suffisants. «A cause des sous-effectifs, un doublement n'est pas toujours possible, en particulier dans les régions lémanique et zurichoise, les deux véritables points noirs sur la carte de la violence dans les trains», relève Peter Moor, porte-parole du SEV.

A deux, les contrôleurs se sentent en confiance. Seuls, certains préfèrent «oublier» de contrôler des passagers suspects plutôt que de risquer de se faire attaquer.

Revenant sur l'agression d'une contrôleuse en gare d'Aigle, le porte-parole des CFF, Jean-Philippe Schmidt, note que deux contrôleurs sont prévus sur ce train. Mais uniquement entre Genève et Lausanne, pas au-delà.

Malgré les «grands frères» ou la vidéosurveillance, le nombre des agressions augmente. On a recensé 235 agressions physiques l'an dernier, et déjà 115 pour les six premiers mois de l'année.

La loi sur la sécurité dans les transports publics sera discutée au Conseil des Etats cet automne.

(jbm/ats)

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