Crise entre les Corées: Deux émissaires de Pyongyang à Pékin
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Crise entre les CoréesDeux émissaires de Pyongyang à Pékin

Deux hauts responsables nord-coréens sont arrivés mardi à Pékin alors que les tensions sont vives sur la péninsule coréenne après une attaque d'artillerie du Nord contre le Sud.

Kim Yong-Il, chef du département international du Parti des travailleurs au pouvoir à Pyongyang, est arrivé dans la capitale chinoise, selon l'agence japonaise Kyodo.

De son côté, l'agence sud-coréenne Yonhap a rapporté que Choe Thae-Bok, président de l'Assemblée suprême populaire (parlement) et confident du numéro un du régime Kim Jong-Il, est lui aussi en visite à Pékin.

L'agence Chine nouvelle avait également mentionné la visite de Choe, indiquant qu'elle se prolongerait jusqu'au 4 décembre, mais les médias chinois n'ont pas rapporté celle de Kim Yong-Il, qui s'est rendu plusieurs fois en Chine en émissaire de Kim Jong-Il.

Expert japonais en Chine

Le ministère chinois des Affaires étrangères n'a pas immédiatement répondu à une demande d'information sur la raison et le contenu de ces visites, qui interviennent au moment où se déroulent, jusqu'à mercredi, des manoeuvres conjointes américano-sud- coréennes en mer Jaune considérées comme une provocation par Pyongyang et critiquées par Pékin.

De son côté, le Japon a annoncé l'envoi mardi en Chine de son expert sur la Corée du Nord, Akitaka Saiki, pour des entretiens avec son homologue chinois Wu Dawei.

Pékin refuse de condamner Pyongyang

Suite aux tirs d'obus de l'armée nord-coréenne sur l'île sud- coréenne de Yeongpyeong, qui ont fait quatre morts, la Chine a refusé de condamner le régime nord-coréen, se bornant à déplorer les victimes humaines et les dégâts matériels.

Pékin a par ailleurs appelé à la reprise des pourparlers à Six sur le programme nucléaire nord-coréen, réunissant outre les deux Corées la Chine, le Japon, les Etats-Unis et la Russie.

Mais les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud ont répondu négativement à l'offre chinoise de consulations d'urgence pour faire baisser les tensions dans la péninsule. Hébergés par la Chine depuis 2003, les pourparlers à Six avaient été interrompus à l'initiative de Pyongyang en avril 2009.

(ats)

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