Ain/Haute-Savoie: Deux femmes égorgées en France voisine
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Ain/Haute-SavoieDeux femmes égorgées en France voisine

Deux femmes, dont une Suissesse, ont été retrouvées mortes vendredi matin à moins de 70 kilomètres d'intervalle. La police enquête pour déterminer si les deux meurtres sont liés.

«Aucun élément matériel ne permet de relier les deux assassinats», a indiqué samedi soir le commandant Philippe Trinckquel de la gendarmerie de Lyon, en charge de l'enquête sur le meurtre de deux femmes vendredi, l'une dans une agence immobilière de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie) et l'autre dans un relais postal à Montréal-la-Cluse (Ain). Les autopsies des deux corps seront pratiquées lundi par des médecins légistes de Lyon à l'hôpital de Bourg-en-Bresse (Ain), ont précisé les enquêteurs. Elles devraient notamment permettre de déterminer l'heure exacte de la mort des deux victimes découvertes égorgées sur leur lieu de travail. Cet élément déterminant permettra d'étayer ou d'infirmer la thèse de l'acte commis par une seule personne.

«En attendant, faute d'autopsie, les enquêteurs qui ne disposent que des constatations sont obligés de lier les deux affaires», a confié à l'AP un responsable de la gendarmerie qui a requis l'anonymat. «Il faut moins de 40 minutes pour aller d'une scène de crime à l'autre», a-t-il souligné.

Les premières constatations ont fait apparaître des similitudes entre le meurtre de Catherine Burgod, 40 ans, à Montréal-la-Cluse et celui de Maria-Camille Bertherin, une ressortissante suisse de 39 ans, commis à 68 kilomètres de là, à Saint-Julien-en-Genevois.

Outre l'âge des deux victimes, les enquêteurs ont relevé des circonstances similaires: les deux femmes -des mères de famille sans histoire- ont été égorgées en début de matinée vendredi, alors qu'elles se trouvaient seules sur leur lieu de travail. A Montréal-la-Cluse, le fonds de caisse de Catherine Burgod, responsable du relais postal communal, a disparu, tout comme le sac à main et la carte de crédit de Maria-Camille Bertherin, employée de l'agence de promotion immobilière «Franco suisse du Bâtiment».

Une centaine de gendarmes étaient mobilisés samedi sur les deux meurtres. Des techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) arrivés de Rosny-sous-Bois travaillaient toujours sur les scènes de crime pour tenter de recueillir le maximum d'éléments matériels. Des gendarmes du Groupe d'analyse comportemental (GAC, profileurs) se sont également rendus en Haute-Savoie et dans l'Ain.

La thèse du crime de rôdeur, ou l'acte d'un toxicomane en manque était privilégiée samedi soir par les gendarmes, a-t-on indiqué de source proche de l'enquête. (ap)

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