Actualisé 04.02.2019 à 06:48

Genève

Deux food trucks appelés à calmer les faims de nuit

Ce printemps, deux stands de restauration à l'emporter serviront leurs mets toute la nuit, les week-ends. Un appel d'offre est lancé.

de
David Ramseyer
Les noctambules genevois pourront se sustenter jusqu'à l'aube.

Les noctambules genevois pourront se sustenter jusqu'à l'aube.

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Pas facile de dénicher à trois heures du matin un endroit où manger à la volée un plat de pâtes ou des burgers asiatiques. Pourtant, «la demande est là, souligne la Ville de Genève. Et nous voulons y répondre». Le Département de l'environnement urbain a lancé récemment un appel d'offre pour l'exploitation de deux food trucks nocturnes, au centre-ville, à la place de la Fusterie. Dès avril prochain, ces stands mobiles de restauration à l'emporter y serviront leur clientèle de 23h30 à 5h, du jeudi soir au dimanche matin. Et ce, toute l'année.

Les candidats choisis devront remplir les mêmes critères que les exploitants actuels de food trucks. «Nous serons particulièrement vigilants au nettoyage des déchets», note Cédric Waelti, porte-parole du département. Quant à savoir quels styles de nourriture seront servis aux noctambules, la question reste ouverte. Il ne s'agit pas d'un critère de sélection qui figure dans l'appel d'offre. Les autorisations d'utilisation du domaine public seront valables jusqu'en 2022.

Echos favorables

L'initiative de la Ville est une bonne nouvelle, réagit la conseillère municipale socialiste Albane Schlechten. Selon l'élue, active dans le milieu de la nuit, la demande de mets à l'emporter une fois les lieux de restauration traditionnels fermés est réelle. «La preuve, les boulangeries qui ouvrent vers 3h ou 4h du matin sont prises d'assaut.»

Même écho du côté de l'association culturelle Le Grand Conseil de la Nuit. Elle se dit favorable au projet municipal. Son coprésident, Raphaël Pieroni, y voit l'occasion de développer la vie nocturne au centre-ville. Mais il prévient tout de même: «Pour que tout se passe au mieux, il faudra bien cadrer les food trucks, en concertation avec les établissements voisins». La Société des cafetiers et restaurateurs genevois ne trouve rien à y redire: «Il y a une législation; du moment qu'elle est appliquée, c'est une saine concurrence.»

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