Actualisé 03.11.2020 à 21:40

Attentat de Vienne Les deux Suisses arrêtés «connaissent» l’attaquant

La police zurichoise a interpellé deux jeunes mardi à Winterthour suspectés d’être liés aux fusillades meurtrières qui ont ébranlé la capitale autrichienne lundi soir.

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La police zurichoise a arrêté ce mardi après-midi à Winterthour (ZH) deux hommes de 18 et 24 ans, soupçonnés d’être liés à l’attentat survenu lundi soir à Vienne. (Mardi 3 novembre 2020)

La police zurichoise a arrêté ce mardi après-midi à Winterthour (ZH) deux hommes de 18 et 24 ans, soupçonnés d’être liés à l’attentat survenu lundi soir à Vienne. (Mardi 3 novembre 2020)

KEYSTONE
Les spectateurs de l’opéra de Vienne ont quitté sous escorte la représentation, la dernière avant le confinement. (Mardi 3 novembre 2020)

Les spectateurs de l’opéra de Vienne ont quitté sous escorte la représentation, la dernière avant le confinement. (Mardi 3 novembre 2020)

AFP
Quinze personnes reçoivent actuellement des soins à l’hôpital, dont sept sont grièvement atteintes, a déclaré le maire de Vienne, Michael Ludwig. (Mardi 3 novembre 2020)

Quinze personnes reçoivent actuellement des soins à l’hôpital, dont sept sont grièvement atteintes, a déclaré le maire de Vienne, Michael Ludwig. (Mardi 3 novembre 2020)

AFP

Les deux jeunes hommes suisses arrêtés mardi près de Zurich «connaissent» l’attaquant de Vienne, a indiqué mardi soir le ministère fédéral de la Justice.

«Ils étaient en contact»

«Ils se connaissent et maintenant on mène l’enquête pour savoir comment ils étaient en contact», a précisé à l’AFP Philipp Schwander, porte-parole du ministère

La ministre de la Justice Karin Keller-Sutter a évoqué l’affaire au cours d’une table ronde organisée par le quotidien régional St. Galler Tagblatt.

Selon le quotidien, la ministre a indiqué que «les trois hommes se sont aussi rencontrés physiquement». Une citation que le porte-parole n’a pas pu confirmer.

Toujours, selon le quotidien, la ministre a aussi déclaré que les deux jeunes gens étaient des «collègues» de l’attaquant de Vienne, mais sans élaborer.

Les deux jeunes gens de 18 et 24 ans «ont été arrêtés par une unité spéciale à Winterthour, non loin de Zurich, mardi après-midi en coordination avec les autorités autrichiennes», a indiqué la police cantonale de Zurich dans un communiqué.

Winterthour avait déjà défrayé la chronique de l’islamisme radical. En 2017, l’imam éthiopien de la mosquée An’Nur avait été inculpé pour avoir appelé au meurtre de musulmans non pratiquants.

A l’origine de l’attaque qui s’est déroulée lundi soir en plein coeur de la capitale autrichienne, près d’une importante synagogue et de l’Opéra, un «sympathisant» de 20 ans du groupe jihadiste Etat islamique qui avait tenté de rejoindre la Syrie.

Originaire de Macédoine du Nord, Kujtim Fejzulai, tué lundi soir par la police, avait été condamné en 2019 à de la prison en Autriche mais il a été libéré de manière anticipée.

«Clarification»

«L’objectif principal est de faire toute la lumière» sur leur éventuelle implication, a indiqué la police cantonale zurichoise, qui travaille en étroite collaboration avec la police fédérale helvétique et la police autrichienne.

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a indiqué à l’AFP ne disposer «à l’heure actuelle d’aucun indice concret concernant d’éventuels attentats en Suisse».

Toujours selon la même source, la menace terroriste «reste élevée» en Suisse. Ce niveau avait été déclaré en 2015 après les attentats en France.

Contrairement à d’autres pays européens, la Suisse ne dispose pas de système de degré d’alertes.

La Suisse n’a pas connu d’attaques d’extrémistes jihadistes d’envergure, comme cela a pu être le cas chez les voisins français.

Mais le 12 septembre à Morges (ouest), un jeune turco-suisse, connu des services de police et libéré pour des raisons psychiatriques, a poignardé un homme choisi au hasard dans la rue.

Les services de renseignement avaient évoqué un homicide à caractère «terroriste».

Le parquet fédéral mène l’enquête sur ce meurtre.

La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a exprimé mardi sa «solidarité avec l’Autriche et la France».

«La Suisse condamne fermement le terrorisme et tout acte de violence quel qu’il soit», a-t-elle souligné. «Nos valeurs démocratiques de liberté et de tolérance, fondées sur le droit, doivent s’élever en rempart contre la barbarie».

(AFP/NXP)

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