Les talibans proposent: Deux journalistes contre des détenus
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Les talibans proposentDeux journalistes contre des détenus

Les talibans afghans ont réclamé à la France qu'elle libère des «détenus ordinaires» en échange de deux journalistes enlevés en décembre.

Les talibans sont prêts à échanger deux journalistes français contre des détenus.

Les talibans sont prêts à échanger deux journalistes français contre des détenus.

Dans un communiqué envoyé lundi par courriel à des organismes de presse, les talibans disent avoir soumis aux autorités françaises une liste de détenus «ordinaires» qu'ils souhaitent voir libérer en échange des journalistes.

Dimanche une nouvelle vidéo des deux journalistes avait été diffusée, selon le SITE, centre américain de surveillance des sites islamistes.

«Si ceux qui sont impliqués dans ce dossier ne font pas preuve de diligence et d'urgence, la vie des Français sera en danger», précise ce communiqué, rédigé en anglais.

D'après le SITE, une demande similaire avait déjà été faite par vidéo dimanche soir sur un site islamique.

A Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valéro a une nouvelle fois rappelé lundi que la diplomatie française entendait «faire preuve de la plus grande discrétion».

Les familles des deux journalistes devaient être reçues lundi au Quai d'Orsay, qui est également «en étroit contact avec la rédaction de France 3», a-t-il précisé.

France Télévisions a annoncé dans un communiqué avoir pris la décision de diffuser lundi soir, dans le journal de France-3 puis celui de 20h sur France-2, des «images tirées (de la) vidéo». «Les visages de nos deux confrères qui apparaissent sur cette vidéo seront floutés afin de respecter leur dignité mais leur anonymat qui avait été jusque là strictement respecté sera levé à la demande des familles», ajoute le groupe dans un communiqué.

Un rédacteur et son cameraman qui travaillaient pour l'émission «Pièces à conviction» de France-3 ont été enlevés avec leurs accompagnateurs afghans le 29 décembre en Afghanistan. Ils enquêtaient sur la construction d'une route dans la province de Kapisa (au nord-est de Kaboul), selon Reporters sans frontières (RSF).

Considérant que la plus grande discrétion est gage d'efficacité, Paris n'a jamais rendue publique l'identité des deux Français. (ap)

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