Actualisé 22.09.2013 à 16:48

FranceDeux loups tués par des chasseurs en moins de 24h

Deux carnassiers ont été mis à mort en moins d'une journée dans le sud-est de la France. Ils sont les premières victimes d'un arrêté autorisant les sociétés de chasse à tuer cet animal dans cette région.

Samedi, une femelle d'environ trois ans avait été tuée par un chasseur à Saint-Etienne-de-Tinée, dans les Alpes-Maritimes. Dimanche, c'est un mâle qui a trouvé la mort sur la commune de Beuil, aux portes du parc national du Mercantour, lors d'une battue au sanglier, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Il s'agit des deux premiers «prélèvements» depuis l'arrêté préfectoral du 20 septembre autorisant les sociétés de chasse à tuer l'animal dans ce département.

«Détresse» des éleveurs

Les autorités souhaitaient ainsi répondre à «la détresse exprimée par des éleveurs des Alpes du Sud» récemment.

Les tirs de prélèvement étaient jusque-là effectués sous la responsabilité de l'Office national de la chasse. L'arrêté préfectoral du 20 septembre ouvre cette possibilité aux sociétés de chasse, ce qui accroît le nombre de chasseurs pouvant participer à ces traques.

«Plan loup»

Avant les deux loups tués samedi et dimanche par des chasseurs, deux autres loups ont été mis à mort depuis le début de l'année 2013. Ces deux animaux ont péri sous les balles de lieutenants de louveterie, qui assistent bénévolement les fonctionnaires de l'Office de la chasse.

Des bergers du Sud-Est avaient réclamé début septembre, dans une lettre ouverte au président François Hollande que soient rapidement tués les 24 loups autorisés pour la période 2013-2014 par le «plan loup», après une attaque contre des chiens gardiens de troupeau.

Au niveau national, le «plan loup» 2013-2017, entré en vigueur au printemps, prévoit en effet que 24 loups peuvent être tués durant la première année au sein d'une population estimée par les autorités à 250 animaux.

Revenu naturellement au début des années 1990 dans les Alpes, le loup - espèce protégée - est en croissance constante en France. D'où une multiplication des attaques sur les troupeaux (5848 animaux tuées en 2012, contre 4920 en 2011 et 2680 en 2008), notamment dans les Alpes-Maritimes. (ats)

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