drame: Deux naufragés sur le toit d'un train
Actualisé

drameDeux naufragés sur le toit d'un train

Attention les yeux! «Sin Nombre» transforme un sujet bateau en un film coup de poing.

par
Fred Ferrari

L'immigration sud-américaine vers les Etats-Unis, c'est un thème rebattu. Sauf quand il est mis en scène par Cary Joji Fukunaga.

Son «Sin Nombre» colle aux baskets de deux ados. Casper est Mexicain, petite frappe des bidonvilles embrigadé dans la «Mara», l'un des gangs les plus terribles d'Amérique centrale. Accoutumé aux bizutages violents, il sait qu'il signe son arrêt de mort le jour où il tue le caïd pour venger la mort de sa fiancée. En fuite sur le toit d'un train, il croise Saya, une Hondurienne qui a à peine eu le temps de retrouver son père que ce dernier l'entraîne vers une vie meilleure, vers le nord. Saya, c'est l'espoir d'une vie nouvelle, à laquelle Casper n'ose pas croire.

Cette odyssée terrible, entre violence inouïe et images de chaos baignées d'une lumière étonnamment chaleureuse, respire tant le vécu qu'elle vous prend aux tripes. C'est que malgré ses 5 petits millions de dollars de budget, Fukunaga et son équipe ont effectué leurs repérages sur le fameux train et subi l'attaque de bandits. On ressort soufflé et révolté par la puissance de cette chronique.

«Sin Nombre»

De Cary Joji Fukunaga.

Avec Paulina Gaitan, Edgar Flores.

Ton opinion