Actualisé 14.01.2014 à 14:51

Hongrie

Deux nouveaux réacteurs nucléaires russes

La Hongrie et la Russie ont signé mardi un accord de coopération sur l'ajout de deux nouveaux réacteurs à la seule centrale nucléaire hongroise.

Le premier ministre hongrois et le président russe se sont entretenus sur le sujet le 14 janvier 2014.

Le premier ministre hongrois et le président russe se sont entretenus sur le sujet le 14 janvier 2014.

L'accord a été signé lors d'une visite à Moscou du Premier ministre Viktor Orban, à l'issue d'entretiens avec le président russe Vladimir Poutine.

«L'accord signé prévoit la construction de deux nouveaux réacteurs sur la centrale» de Paks, a déclaré M. Poutine, cité par l'agence Interfax.

«La mise en service de ces nouveaux blocs permettra de doubler quasiment la capacité de la centrale», a-t-il précisé.

L'accord prévoit par ailleurs l'octroi par Moscou à Budapest d'un crédit allant jusqu'à 10 milliards d'euros pour la construction de ces réacteurs, a indiqué le chef de l'Agence fédérale russe à l'énergie atomique, Sergueï Kirienko, cité par l'agence Ria-Novosti.

La centrale de Paks, située à 100 km au sud de Budapest, a été construite par les Soviétiques dans les années 1980.

Les quatre réacteurs en activité, à eau lourde, ont une capacité de près de 2'000 mégawatts par jour et fournissent 40% de l'électricité du pays.

Selon le site russe d'information gazeta.ru, les deux nouveaux réacteurs sont de 1'200 mégawatts chacun.

Le prix d'un seul de ces réacteurs est de 4,5 à 5 milliards d'euros, selon la même source.

Le Parlement hongrois avait donné en 2009 son accord à la construction de nouveaux réacteurs.

Appel d'offres

Gazeta.ru relève qu'un appel d'offres avait été prévu, auquel comptaient participer le groupe français Areva et l'américain Westinghouse, puis reporté.

La source citée par gazeta.ru a estimé que cet appel d'offres n'allait probablement pas avoir lieu, ce qui contrevient aux règles de l'Union européenne.

Le choix de la Russie est cependant dicté par des raisons à la fois de continuité technologique et politique.

Orban et Poutine «ne sont pas antagonistes en politique, bien que la Hongrie soit membre de l'Union européenne», souligne le site.

«Orban a l'image d'un genre de Poutine hongrois», estime un expert cité par gazeta.ru.

La Hongrie, un ancien pays du bloc socialiste dominé par Moscou, est par ailleurs très dépendante pour son approvisionnement énergétique de la Russie, dont elle reçoit 80% de son pétrole et 75% de son gaz. (afp)

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