Pully /Saint Sulpice (VD): Deux nouveaux squats dans des maisons vides
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Pully /Saint Sulpice (VD)Deux nouveaux squats dans des maisons vides

Des squatteurs ont investi une demeure au très chic chemin des Osches à Pully. Du côté de Saint-Sulpice, une autre bâtisse vient de subir le même sort.

par
Frédéric Nejad
A Pully, des banderoles anticapitalistes appellent à la désobéissance.

A Pully, des banderoles anticapitalistes appellent à la désobéissance.

«C'est frustrant pour nous, ­voire rageant, mais on doit attendre la décision du procureur.» Municipal de la Police et de l'Environnement à Pully, Martial Lambert explique la situation pour les forces de l'ordre de sa commune, voisine de Lausanne. Elles n'ont pas pu arrêter ou faire évacuer immédiatement la dizaine de jeunes qui se sont approprié il y a environ six semaines la maison d'un retraité, entré à l'EMS.

Pas conciliants

«Dès lors que des individus pénètrent dans une demeure, une plainte doit être déposée, sinon la police est démunie», précise Martial Lambert. La sœur du proprio l'a fait, et le dossier est entre les mains d'un procureur, qui a convoqué une séance de conciliation le 31 mai. «Pourquoi si tardivement?» se plaint Martial Lambert. D'autant plus que deux occupants approchés lundi nous ont dit qu'ils n'étaient pas du type «conciliant» et qu'ils ne partiraient pas. Si la séance du 31 mai échoue, le procureur fixera alors une date, sûrement en juin, pour vider la maison. Manu militari s'il le faut, avec l'aide de la police cantonale.

«Maison occupée»

Du côté de Saint-Sulpice, près du Learning Center de l'EPFL, l'ex-magasin Meubles du Vieux Battoir, promis à la démolition, vient lui aussi d'accueillir sur sa façade une banderole noire «Maison occupée». Le commandant de la police de l'Ouest lausannois, Christian Séchaud, confirme l'occupation, observée depuis samedi: «J'ai eu un contact avec le propriétaire, qui va déposer une plainte.» Selon nos informations, il s'agirait de la famille Goumaz.

Des indésirables bientôt chassés?

Une demi-douzaine de squats sont recensés à Lausanne. Celui de la rue Saint-Martin 25 a déjà fait couler beaucoup d’encre en raison de la violence de ses bruyants occupants envers la police. Le permis de démolition a été délivré en mars dernier. Le début des travaux est prévu mardi prochain. Faute d’un départ des squatteurs, «la police est déjà avertie et saura quoi

faire», souligne François Christen, copropriétaire de la bâtisse.

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