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Venezuela/PrésidentielleDeux opposants tués par balles

A une semaine de l'élection présidentielle, deux responsables de la coalition adversaire d'Hugo Chavez ont été tués par balles samedi, lors d'un rassemblement électoral.

Dans un pays où les armes sont légion et la criminalité très élevée, des fusillades et des rixes entre «chavistas» - les partisans du président au pouvoir depuis quatorze ans - et sympathisants de M. Capriles, adversaire de M. Chavez, s'étaient déjà produites, mais aucun décès n'avait jusque-là été enregistré.

Le gouvernement a confirmé les deux décès et promis de traduire en justice les auteurs de ces violences les plus graves depuis le début de la campagne présidentielle. Le ministre de l'Intérieur, Tareck El Aissami, a précisé que les circonstances exactes de la mort des deux responsables politiques n'avaient pas encore été établies.

Une des deux victimes militait au sein de Primero Justicia (Justice d'abord), le parti d'Henrique Capriles, l'autre était un adhérent d'Accion Democratica (Action démocratique), qui soutient sa candidature. Deux autres personnes ont été blessées, et six autres arrêtées, ajoute le parti.

Contrairement aux précédentes élections, le scrutin présidentiel du 7 octobre s'annonce serré entre un Hugo Chavez affaibli par un cancer - dont il dit être totalement guéri - et un Henrique Capriles qui a réussi à unifier l'opposition derrière sa candidature.

Sondages contradictoires

A 58 ans, M. Chavez a dû surmonter la maladie pour briguer un nouveau mandat de six ans. Opéré à trois reprises à Cuba, il a annoncé sa totale rémission en juillet dernier, juste avant de se lancer dans la campagne électorale. En cas de réélection, il entend approfondir sa politique socialiste.

Son adversaire, gouverneur de l'Etat de Miranda âgé de 40 ans, veut en finir avec la «république bolivarienne» d'Hugo Chavez et s'inspire du modèle brésilien, mélange de politique économique libérale et de défense de l'Etat-providence.

Désigné en février dernier candidat d'Unité démocratique, une coalition regroupant une trentaine de partis et organisations de l'opposition, il sillonne le Venezuela depuis un an et son charisme semble fonctionner. Certains jugent même qu'il se comporte en campagne comme Hugo Chavez.

La demi-douzaine d'instituts de sondage donnent pour la plupart le président sortant en tête des intentions de vote, mais leurs enquêtes sont très contradictoires, et donc difficilement crédibles. (ats/afp)

Chavez prêt à gouverner au moins jusqu'en 2019

Le président vénézuélien Hugo Chavez, candidat le 7 octobre à un nouveau mandat de six ans, s'est à nouveau déclaré guéri de son cancer, samedi, et capable de gouverner au moins jusqu'en 2019, au cours d'une interview avec l'AFP accordée lors d'un meeting de campagne.

«Je crois que oui, je me sens très bien», a répondu M. Chavez à la question de savoir s'il était totalement guéri, interrogé sur un camion circulant parmi des milliers de partisans, à Guarenas, une cité dortoir à l'est de Caracas.

«Si je ne me sentais pas la force» de gouverner six ans de plus «je ne serais pas là. Nous allons d'ailleurs travailler à un rythme accéléré», a ajouté le président sortant, favori des sondages devant l'ex-gouverneur Henrique Capriles, le principal candidat de l'opposition, âgé de 40 ans.

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