Match amical: Deux petits tops et une flopée de flops
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Match amicalDeux petits tops et une flopée de flops

Inexistants une heure durant en Slovaquie (3-2) vendredi, les remplaçants suisses n'ont rien fait pour bousculer la hiérarchie. Vladimir Petkovic n'a pas un groupe extensible.

par
Robin Carrel
Trnava
Gökhan Inler (à gauche) n'a plus le niveau pour les matches internationaux.

Gökhan Inler (à gauche) n'a plus le niveau pour les matches internationaux.

La Nati va devoir se trouver un banc au plus vite, si elle souhaite réaliser quelque chose d'intéressant en juin prochain, lors de l'Euro 2016. Les habituels remplaçants suisses ont été (trop) nombreux à avoir été lancés d'entrée vendredi soir à Trnava et le niveau de l'équipe s'en est largement ressenti. Sans forcer, les Slovaques ont alors pris le large, que les titulaires en puissance de l'équipe de Suisses, rentrés autour de l'heure de jeu, ont bien failli combler ensuite.

Tops

François Moubandje.

Il fallait bien trouver un Suisse pour cette rubrique, ce sera lui. Très disponible sur son flanc gauche, il a une qualité de centre intéressante, mais n'a pas vraiment eu la possibilité de la démontrer vendredi. Derrière l'inamovible Ricardo Rodriguez, Moubandje est bien assis sur le siège de No 2 dans la hiérarchie des latéraux à gauche. Tellement bien qu'on ne saurait même pas qui nominer en troisième... Véritable patron de la défense et seul autre joueur à surnager, Johann Djourou méritait aussi une mention. Même si cela peut paraître paradoxal pour une défense qui en a pris trois.

Le public slovaque.

Les habitants de Trnava avaient à coeur d'accueillir de la meilleure des manières leur sélection nationale dans la nouvelle City Arena. C'a été chose faite. Une enceinte pleine comme un oeuf, une ambiance à la hauteur et même une première olà à 0-0, après à peine quatre minutes de jeu! Par contre, on a eu beau chercher, pas trace du moindre fan de la Nati, hors déplacement officiel, dans l'Ouest de la Slovaquie vendredi soir. Ca ne doit pas être loin d'être une première.

Flops

Les «remplaçants».

A part François Moubandje (voir plus haut), aucun joueur suisse habitué du banc de touche en équipe nationale n'a donné matière à réflexion à Vladimir Petkovic pour la suite. Ni Fabian Schär dans l'axe de la défense, ni Pajtim Kasami, pas plus que Valentin Stocker et Eren Derdiyok devant n'ont réussi un match intéressant. La hiérarchie est clairement figée sur au moins 9 des 11 postes de titulaires au sein de la Nati. Pas terrible au niveau de l'émulation et inquiétant en cas de méforme(s) ou de blessure(s) aux alentours du mois de juin prochain...

Gökhan Inler.

Il était encore et toujours titulaire et cela commence à devenir de l'acharnement thérapeutique. Le capitaine de la sélection helvétique n'a plus le volume de jeu pour évoluer devant la défense, n'a plus utilisé sa lourde frappe de balle avec la Nati depuis au moins quatre ans et son jeu stéréotypé a fait le régal de ses adversaires. Heureusement, Blerim Dzemaili et Granit Xhaka feront leur retour en mars. Aligné au poste de relayeur, Gelson Fernandes, lui non plus, n'a pas vraiment marqué de points. Le portier Roman Bürki, pour sa part, n'a pas fait de miracles, là où Yann Sommer en sort habituellement au moins un par match.

Vladimir Petkovic.

Le sélectionneur voulait voir enfin un peu de continuité, après avoir senti un certain relâchement après la qualification en septembre. Difficile d'atteindre ce but en alignant une équipe mixte, qui n'a pas l'habitude d'évoluer ensemble. Même si le coach national a clairement gardé ses meilleures cartouches pour mardi à Vienne contre l'Autriche, il n'a pas mis les Kasami, Derdiyok et autres Schär et Stocker dans les meilleures conditions pour briller. Petkovic a donc scié lui-même la branche sur laquelle il est assis! A huit mois d'un grand tournoi, ce n'était sans doute pas la meilleure des idées...

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