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Chaos à WashingtonDeux policiers prennent un selfie au Capitole: «Fier, p*****»

Deux officiers ont pris la pose devant la statue d’un général alors que la manifestation était en train de tourner à l’émeute, le 6 janvier. Ils ont été suspendus et mis en examen.

Jacob Fracker (à g.) et Thomas Robertson étaient en congé ce jour-là.

Jacob Fracker (à g.) et Thomas Robertson étaient en congé ce jour-là.

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Deux policiers de l’État de Virginie ont été suspendus par leur hiérarchie puis mis en examen pour leur comportement durant les émeutes au Capitole. Il est reproché à Thomas Robertson et Jacob Fracker, qui n’étaient pas en service ce jour-là, d’avoir pris un selfie devant une statue de John Stark, général de l’armée continentale durant la guerre d’indépendance des États-Unis. «CNN et la gauche sont furax parce que nous avons vraiment attaqué le gouvernement, qui est le problème, et non une petite entreprise quelconque. En un jour, la droite a pris le p***** de Capitole», avait écrit Thomas Robertson sur Facebook.

Suspendus de leurs fonctions, les deux policiers ont été mis en examen mercredi pour avoir pénétré et être sciemment restés dans un bâtiment à accès restreint sans autorisation légale, et pour s’être comportés de manière désordonnée sur le sol du Capitole. Le sergent Robertson assure au «Roanoke Times» que lui et son collègue n’ont rien fait d’illégal ce jour-là. Dans un commentaire publié sur le réseau social, le policier a ajouté qu’il était «p***** de fier» de ce selfie. «Si vous êtes trop lâches pour risquer une arrestation, un licenciement et défendre le port d’armes afin de sécuriser vos droits, vous n’avez rien à dire», a-t-il encore écrit.

«Il n’y avait pas de violence»

Thomas Robertson affirme cependant qu’il ne cautionne pas les violences du 6 janvier. Il explique que ce jour-là, lui et son collègue avaient été escortés par la police du Capitole, qui leur avait fait visiter les lieux avant de leur conseiller de rester où ils étaient. Le sergent assure qu’au moment du selfie, lui et Jacob Fracker ignoraient que la manifestation était en train de dégénérer. «Là où j’étais, il n’y avait pas de violence. Il n’y avait pas de bagarres avec les forces de l’ordre. La porte était grande ouverte et les policiers distribuaient des bouteilles d’eau aux personnes qui entraient», explique-t-il.

Les deux policiers ont été mis en congé durant le temps de l’enquête.

(joc)

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