Suisse romande: Deux Romands aux côtés de révolutionnaires kurdes
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Suisse romandeDeux Romands aux côtés de révolutionnaires kurdes

Deux jeunes ont quitté la Suisse pour aller combattre Daech. Ils risquent la mort là-bas et la prison à leur retour ici.

par
mkm
Les deux jeunes Romands se sont engagés auprès des Unités de protection du peuple kurde (YPG).

Les deux jeunes Romands se sont engagés auprès des Unités de protection du peuple kurde (YPG).

photo: Keystone

Les idéaux internationalistes: c'est ce qui a poussé deux Romands âgés de 25 à 30 ans à rejoindre leurs «camarades» des Unités de protection du peuple kurde (YPG) pour combattre Daech au Rojava, le Kurdistan syrien. Ils sont arrivés sur place il y a quatre mois, et l'un d'eux s'est confié à «24 heures». Au contraire d'anciens militaires américains ou anglais, ils n'ont pas débarqué en Syrie par goût du frisson, juste pour faire la guerre aux jihadistes. Leur désir, c'est de «prendre part à la révolution socialiste qui se joue actuellement, explique-t-il. Au fond, je suis pacifiste, je crois en une paix juste et équitable pour cette région. Mais il faudra se battre pour y arriver.»

Les deux jeunes hommes n'ont encore participé à des combats. Pour l'heure, leur vie militaire s'est composée de nombreux exercices et entraînements. Ils ont passé trois semaines au front, mais uniquement pour tenir des positions, car, vu l'impraticabilité du terrain, il est presque impossible de lancer des attaques durant l'hiver. Mais, avec l'arrivée du printemps, «une grosse opération» sera lancée contre les jihadistes dans quelques jours, ont-ils révélé au quotidien vaudois.

Prêts à tuer

Une fois pris dans les combats, ils savent qu'ils devront utiliser leurs armes. Et tirer pour tuer. «On le sait, admettent-ils. On ne s'engage pas dans une guerre sans être prêt à le faire.» Ils sont aussi conscients qu'ils pourraient y laisser leur vie. S'ils survivent, ils ont prévu de revenir en Suisse dans le courant de l'année. De retour, si leur engagement auprès des YPG est découvert, ils risqueront jusqu'à 3 ans de prison, rappelle «24 heures», le mercenariat étant interdit par le Code pénal militaire helvétique.

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