Actualisé 29.08.2011 à 16:51

FranceDeux salariés se suicident à la Société Générale

Deux employés de la Société Générale se sont suicidés au mois d'août sur leur lieu de travail. L'un s'est jeté dans le vide depuis une terrasse, l'autre s'est pendu.

Deux salariés de la Société Générale se sont suicidés au mois d'août sur leur lieu de travail, l'un en Alsace, l'autre en région parisienne, a indiqué lundi la direction du groupe à l'AFP, confirmant des informations du journal «Le Parisien/Aujourd'hui en France».

«Nous avons appris avec grande tristesse le décès de ces deux collaborateurs», a déclaré une porte-parole, tout en précisant qu'à ce stade, «aucun élément ne permet de lier ces drames à l'environnement professionnel».

Il saute dans le vide à l'heure du dîner

Le premier suicide a eu lieu le 9 août dernier sur le site de Schiltigheim (Bas-Rhin) et concernait un salarié qui travaillait dans les services informatiques du centre monétique du groupe, a indiqué la porte-parole. Un homme de 49 ans est monté sur s'est jeté de la terrasse de l'immeuble de la banque pendant la pause de midi.

Le second a eu lieu le 24 août dans les locaux de la Société Générale de Val de Fontenay à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Là, un salarié de 58 ans s'est donné la mort par pendaison. Les deux hommes n'auraient pas laissé de message expliquant les raisons de leur geste.

Une action malmenée sur les marchés

La Société Générale emploie quelque 150'000 personnes dans le monde dont 40% en France. La valeur de l'action de la banque a fortement reculé ces dernières semaines, en raison de rumeurs évoquant son éventuelle faillite.

Selon la direction du groupe, une enquête de police est en cours dans les deux cas et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a également ouvert une enquête sur le site de Fontenay-sous-Bois.

Un programme de prévention du stress

La direction précise avoir mis en place dès début 2008 un programme de prévention et de gestion du stress au travail avec l'ensemble des acteurs de l'entreprise, et souligne que le groupe dispose d'un observatoire du stress depuis janvier 2009.

De son côté, la CFDT a affirmé avoir saisi les CHSCT des deux sites pour «déclencher des enquêtes de façon à vérifier si ces gestes sont liés ou non aux conditions de travail", que le syndicat dit dénoncer depuis longtemps, notamment car "les effectifs ne cessent d'être comprimés en raison des départs naturels».

(afp)

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