05.11.2020 à 16:38

GenèveDeux sites de distribution alimentaire en renfort

Au vu du contexte sanitaire, le Canton a décidé de renforcer son dispositif d’aide alimentaire. Des repas seront également servis tous les jours à Plainpalais dès fin novembre.

von
lhu
Plus de 2500 personnes s’étaient présentées pour recevoir un colis le 2 mai, à la patinoire des Vernets.

Plus de 2500 personnes s’étaient présentées pour recevoir un colis le 2 mai, à la patinoire des Vernets.

Keystone

Deux nouveaux lieux de distribution alimentaire en renfort à Genève. Depuis fin septembre, les Colis du Cœur poursuivent leur action sur deux sites: au Palladium (à la Jonction) et dans leurs locaux à Carouge. Il s’agit de la troisième phase de distribution de biens de première nécessité, lancée depuis la crise du coronavirus. Au vu du contexte sanitaire et de la seconde vague du Covid, le Canton a décidé de renforcer ce dispositif de distribution. Par voie de communiqué, le Département de la cohésion sociale a annoncé jeudi la mise en place de deux nouveaux lieux de distribution. Le premier ouvrira ce samedi à Thônex dans les bureaux de l'entreprise Caran d'Ache, qui a mis à disposition son site. Le second, à la salle des fêtes de l’Eglise Saint Pie X à Châtelaine, sera opérationnel dès le 12 novembre. Avec ces deux nouveaux sites, le dispositif de distributions alimentaires sera déployé sur quatre lieux.

Pas encore de hausse constatée

Cette nouvelle aide alimentaire doit permettre d’accueillir un plus grand nombre de bénéficiaires en fonction des besoins. «Fin octobre, 5618 personnes, dont 2240 enfants, faisaient appel aux distributions. Les Colis du Cœur n'ont pas observé, cette semaine, de hausse d’affluence. Néanmoins, les associations font part d’un risque d’augmentation dans les prochaines semaines du fait de possibles pertes d’emploi dans le secteur de la restauration notamment», indique le communiqué du Canton. Et d’ajouter qu’il est à prévoir que ce chiffre de 5618 personnes augmentera en conséquence des mesures décidées dimanche dernier par le Conseil d'Etat.

En cas de péjoration de la situation sanitaire et sociale, le Département de la cohésion sociale adaptera les moyens nécessaires afin de garantir la poursuite de ces distributions de première nécessité. Le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz présentera la semaine prochaine au gouvernement d’autres mesures devant permettre d'éviter que les nouvelles contraintes sanitaires ne précarisent durablement celles et ceux qui sont les plus vulnérables et subissent de plein fouet les effets de la crise.

Des repas chauds servis à Plainpalais

Dès lundi 23 novembre, des petits-déjeuners et des repas chauds seront servis tous les jours à la salle communale de Plainpalais à Genève. Cette mesure fait partie d’un plan d’action présenté jeudi par la Ville de Genève pour répondre à la crise sociale exacerbée par la pandémie.

Près de 140 petits-déjeuners et 240 repas seront proposés en trois services dans le respect des normes sanitaires, a indiqué devant la presse Christina Kitsos, cheffe du Département de la cohésion sociale et de la solidarité. Depuis mars, les repas se consommaient à l’emporter dans les environs de la rue Hugo-de-Senger. Un système peu satisfaisant alors que les températures baissent. La réquisition de la salle communale de Plainpalais a été validée par le Conseil administratif, a précisé la magistrate socialiste. Le dispositif de distribution de repas est budgeté à 92’000 francs par mois.

«Cela ne suffit pas»

Très inquiète par rapport aux besoins sociaux qui augmentent avec la pandémie, la magistrate espère aussi améliorer le dispositif d’hébergement d’urgence. Actuellement, les places se concentrent sur trois sites. Le centre de Frank-Thomas fournit 130 lits, alors que les abris PC de Châtelaine et Richemont sont dotés chacun de 50 lits.

«Cela ne suffit pas: il faut des solutions pérennes en surface», a relevé Christina Kitsos. La magistrate compte sur une action coordonnée entre les communes, qui viennent d’accorder un million de francs pour l’urgence sociale, et le canton. Parmi les pistes pour trouver de nouvelles places, la conseillère administrative évoque les centres d’hébergement collectifs de l’Hospice général destinés aux migrants. Des discussions sont en cours avec le canton.

À noter que lors de la première vague de la pandémie, l’ex-caserne des Vernets avait été réquisitionnée pour héberger des sans-abri dans des conditions sanitaires acceptables. Ce lieu n’est désormais plus disponible.

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360 commentaires
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Ursula Wenger

06.11.2020 à 23:18

C’est inadmissible que les genevois qui se lèvent chaque matin pour travailler doivent payer pour des gens sans papiers qui a rien à faire sur le sol suisse. Dans les années 60,70 si une personne n’avait pas du travail et des papiers de séjour c’était l’envoi immédiat

Quid

06.11.2020 à 18:19

En tant que contribuable, j'aimerais bien savoir ce que l'Etat à dépenser depuis mars pour les sans abris et les dispositions quant leurs retour !

qui faut aider

06.11.2020 à 17:47

Je m'interroge sur le fait de savoir qui faut aider d'abord ?