Braquage au Locle (NE) – Deux suspects mis en examen et incarcérés en France
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Braquage au Locle (NE)Deux suspects mis en examen et incarcérés en France

Les deux hommes suspectés du braquage d’une horlogerie au Locle (NE) ont été mis en examens et placés en détention provisoire ce samedi.

Avertis par leurs homologues helvétiques, les policiers du Doubs avaient repéré et poursuivi le véhicule qui s’était retrouvé dans une impasse à Pontarlier.

Avertis par leurs homologues helvétiques, les policiers du Doubs avaient repéré et poursuivi le véhicule qui s’était retrouvé dans une impasse à Pontarlier.

AFP

Les deux suspects interpellés dans le Doubs après une prise d’otages jeudi soir dans une horlogerie au Locle (NE) ont été mis en examen et placés en détention provisoire samedi, a indiqué le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.

Une information judiciaire a été ouverte pour «crimes d’extorsion avec arme en bande organisée et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité» ainsi que plusieurs autres «délits violents» commis en France et en Suisse, a précisé la JIRS dans un communiqué. Les deux suspects avaient tenté jeudi soir, de cambrioler les coffres d’une entreprise horlogère, après avoir pris en otages quatre personnes, selon le communiqué.

Fuite avec voiture volée

Une «alarme silencieuse» s’était déclenchée, lançant une opération de police, avaient indiqué le ministère public et la police neuchâteloise. «Surpris par l’arrivée d’un agent de sécurité», les malfaiteurs avaient alors pris la fuite sans emporter de butin, après avoir volé une voiture, a indiqué la JIRS de Nancy.

Avertis par leurs homologues suisses, les policiers du Doubs avaient repéré et poursuivi le véhicule qui s’était retrouvé dans une impasse à Pontarlier. «La BMW volée a percuté avec grande force le véhicule des policiers, qui a reculé de 10 mètres», avait expliqué le parquet de Besançon, qui s’est depuis dessaisi de l’affaire au profit de celui de Nancy.

Déjà condamnés

Un policier avait «sorti son fusil-mitrailleur et [avait] vidé les 30 munitions de son chargeur exclusivement sur le bloc-moteur pour stopper le véhicule», ainsi que quatre munitions dans la vitre arrière de la voiture avec une arme de poing pour enfin réussir à stopper et interpeller ces suspects «encagoulés et armés» sans les blesser, selon le procureur de la République de Besançon. L’un d’eux était en possession «d’un pistolet automatique prêt à l’emploi» et l’enquête se poursuit «en étroite collaboration avec les autorités suisses du canton de Neufchâtel», ont également indiqué les magistrats nancéiens.

Âgés de 35 et 45 ans, ces malfaiteurs originaires de la région Rhône-Alpes ont «déjà été condamnés pour de nombreux délits violents», a ajouté la JIRS. Le plus âgé était sorti de prison en 2020 après une condamnation, dans la Loire, à 25 ans de réclusion criminelle, dont deux-tiers de sûreté, pour assassinat.

(AFP)

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