Liban : Deux Syriens dont un enfant meurent de froid
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Liban Deux Syriens dont un enfant meurent de froid

Deux Syriens, dont un enfant de six ans, ont péri d'hypothermie dans une zone montagneuse dans le sud-est du Liban touché par une tempête de neige, a affirmé mercredi à l'AFP la Croix-Rouge.

Certains réfugiés étaient coincés mercredi dans leurs tentes dans l'est du Liban en raison de la tempête de neige qui frappe le pays.

Certains réfugiés étaient coincés mercredi dans leurs tentes dans l'est du Liban en raison de la tempête de neige qui frappe le pays.

«Nous avons transporté ce matin les corps de deux Syriens, un homme et un enfant de six ans que nous avons découverts morts de froid à Aïn al-Joz, dans les montagnes entourant Chebaa», localité du sud-est du Liban, a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Une source de sécurité libanaise a affirmé de son côté à l'AFP que les victimes étaient des réfugiés âgés de 35 ans et six ans. Ils ont péri alors qu'ils traversaient avec un petit groupe le Mont Hermon (Jabal al-Cheikh), entre la Syrie et le Liban, où les températures avoisinaient les -7 °C. D'après cette source, le groupe, dont des membres d'une même famille, était réfugié à Chebaa depuis deux ans, mais faisait des allers-retours avec sa localité de Bab Jen, côté syrien de la frontière. C'est en retournant à Chebaa que les deux personnes sont mortes de froid.

1,1 million de réfugiés

Plus de 1,1 million de Syriens ont trouvé refuge au Liban depuis le début de la guerre dans leur pays il y a presque quatre ans, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), nombre d'entre eux vivant dans des tentes dans l'est et le nord du pays. Certains étaient coincés mercredi dans leurs tentes dans l'est du Liban en raison de la tempête de neige qui frappe le pays, selon des photographes de l'AFP.

A Majdaloun, près de Baalbeck - grande ville de l'est du pays -, une quarantaine de tentes dans une plaine sont couvertes d'une épaisse couche de neige. «On manque de denrées alimentaires et de quoi se chauffer. Nous demandons aux ONG d'intervenir», lance un homme désespéré, une des rares personnes à sortir des tentes. «Nous avons peur que les tentes s'effondrent sous le poids de la neige», s'inquiète-t-il.

«On arrive à peine à marcher dans la neige»

Le campement est situé dans une zone où la circulation est également fortement perturbée par la tempête de neige qui s'est abattue sur la plupart des zones montagneuses du Liban et d'autres pays de la région. A Hawch al-Oumara, près de la ville chrétienne de Zahlé, où il fait 3°C , des réfugiés tentaient également de retirer l'épaisse couche blanche recouvrant leurs tentes. «On arrive à peine à marcher dans la neige», lance un jeune homme qui a réussi tant bien que mal à aller chercher du mazout.

«Cela fait deux ans que je suis réfugié ici, mais c'est l'hiver le plus dur», s'exclame Mohammad al-Hussein, qui vit avec sa femme et ses cinq enfants dans ce campement de 80 tentes. Plusieurs routes ont été coupées par la neige dans les nombreuses régions montagneuses du Liban, rendant difficile l'accès aux campements des réfugiés. Dans la région d'Akkar (nord), la pluie a inondé des tentes de réfugiés, a indiqué l'Agence nationale d'informations (ANI), qui précise que «les réfugiés ont dû souffrir toute la nuit des températures glaciales». (afp)

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