Zurich: Deux tableaux de valeur ont disparu après le feu au Kunsthaus

Publié

ZurichDeux tableaux de valeur ont disparu après le feu au Kunsthaus

Deux peintures de maître estimées à 550’000 fr. sont introuvables depuis l’incendie qui a ravagé le musée zurichois.

1 / 2
Le tableau «Narcisse et autres fleurs dans un vase en verre sur une plaque de marbre» de Dirck de Bray est estimé à 500’000 fr.

Le tableau «Narcisse et autres fleurs dans un vase en verre sur une plaque de marbre» de Dirck de Bray est estimé à 500’000 fr.

Kunsthaus ZH
Le tableau «Camp de soldats» de Robert van den Hoecke est estimé à 50’000 fr.

Le tableau «Camp de soldats» de Robert van den Hoecke est estimé à 50’000 fr.

Kunsthaus ZH

Depuis le début de cette année, deux parmi plus de 700 œuvres que le Kunsthaus avait dû mettre à l’abri après l’incendie de la nuit du 2 au 3 août 2022, et qui devaient être nettoyées et restaurées, sont introuvables. Les recherches sont restées vaines, a annoncé mardi le musée d’art zurichois. Comme un vol ne peut plus être exclu, le musée a déposé plainte le 13 janvier contre inconnu et a demandé à la police d’ouvrir une enquête.

Les tableaux de petit format sont des prêts privés de longue durée. Il s’agit du «Camp de soldats» de Robert van den Hoecke datant du milieu du 17e siècle et estimé à 50’000 francs.  Quant à «Narcisse et autres fleurs dans un vase en verre sur une plaque de marbre» de Dirck de Bray, il a été peint en 1673 et vaut plus de 500’000 francs. 

Du jamais vu

Les deux œuvres, peintes sur du bois de chêne, sont encadrées et sont sous verre. Comme l’écrit le musée, la direction espère que les tableaux retrouveront le chemin du Kunsthaus sans dommage. Le musée a d’ailleurs fait inscrire les œuvres disparues dans l’Art Loss Register, la plus grande base de données au monde d’œuvres d’art perdues et volées, et mène parallèlement ses propres investigations.

La directrice du Kunsthaus, Ann Demeester, est ébranlée par la situation. «Depuis des générations, les collectionneurs nous confient leurs trésors et la perspective qu’ils ne réapparaissent pas nous émeut» a-t-elle déclaré. Près des trois quarts de nos œuvres sont des prêts permanents ou des dons de particuliers, ajoute-t-elle. De plus, cette situation inédite a obligé le musée à revoir ses procédures afin qu’à l’avenir une telle mésaventure ne se reproduise pas.

(dk/jbm)

Ton opinion