Actualisé 17.01.2013 à 11:19

Kenya

Deux terroristes tués par leurs propres bombes

Deux Kényans ont été tués jeudi dans l'explosion des bombes artisanales qu'ils transportaient, dans le tentaculaire camp de réfugiés de Dadaab.

«Deux Kényans ont perdu la vie quand une bombe artisanale qu'ils se préparaient à poser (...) a explosé», a déclaré à l'AFP le préfet du département de Garissa (nord-est), Mohamed Maalim.

Il a ajouté qu'une arme de poing et des munitions avaient été retrouvées par la police sur les lieux.

«Nous pensons qu'il s'agissait de gens en mission, nous supposons qu'ils transportaient des bombes artisanales», a indiqué de son côté, un policier dans la zone, sous le couvert de l'anonymat, «ils sont morts tous les deux, leurs corps étaient en très mauvais état».

Le chef régional de la police, Charles Mureithi, a confirmé l'explosion et la mort des deux personnes, ajoutant seulement qu'une enquête était en cours.

Dans un camp de réfugiés

Cette explosion est survenue à Hagadera, l'un des camps de réfugiés du complexe de Dadaab, le plus grand au monde, situé à une centaine de kilomètres de la frontière somalienne.

Le complexe de Dadaab accueille depuis plus de 20 ans des Somaliens fuyant violences et sécheresses récurrentes dans leur pays et abrite aujourd'hui près de 470.000 réfugiés. Il a été à plusieurs reprises la cible de bombes artisanales ou de jets de grenades.

Plusieurs humanitaires y ont aussi été enlevés, parmi lesquelles deux Espagnoles, retenues en Somalie depuis plus d'un an.

Attaques de plus en plus régulières

Les attaques se sont multipliées sur le sol kényan depuis que Nairobi a envoyé son armée, fin 2011, dans le sud somalien pour en déloger les insurgés islamistes shebab.

Outre les camps de Dadaab, ces attaques ont aussi visé la zone frontalière avec la Somalie, la ville de Mombasa et la côte kéyane alentours, ainsi que la capitale Nairobi.

Les autorités et la police kényanes attribuent quasi-systématiquement ces attaques aux shebab ou à leurs sympathisants, mais les islamistes somaliens, qui, à plusieurs reprises, ont menacé le Kenya de représailles, ne les ont cependant jamais directement revendiquées. (afp)

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