Hong Kong: Deux touristes japonais agressés
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Hong KongDeux touristes japonais agressés

Le Japon a appelé ses ressortissants séjournant à Hong Kong à la vigilance mercredi au lendemain de l'agression d'un couple de touristes nippons vraisemblablement en lien avec le contentieux maritime opposant Tokyo à Pékin.

Le contentieux sino-japonais dure depuis plusieurs semaines.

Le contentieux sino-japonais dure depuis plusieurs semaines.

Le consulat japonais dans la mégapole de Chine méridionale a conseillé aux Japonais d'éviter de se déplacer en groupe et de ne pas sortir la nuit. «Nous avons demandé aux autorités de Hong Kong d'assurer la sécurité de nos citoyens», a précisé Miyuki Matsumoto, consule chargée des relations publiques.

La police de Hong Kong a annoncé l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir agressé le couple lundi soir sur un remblai très fréquenté. Les victimes, âgées de 37 et 35 ans, ont été frappés à plusieurs reprises.

«L'homme a attaqué le couple et s'est enfui. La police a arrêté un Hongkongais de 31 ans mardi, et l'a entendu» dans le cadre d'une enquête pour violences.

«Vous êtes bien Japonais?»

Selon les médias locaux, l'homme a demandé au couple s'ils étaient bien Japonais avant de les agresser. Il a été libéré sous caution en attendant la fin de l'enquête.

La décision, la semaine dernière, du Gouvernement japonais de nationaliser trois îles de mer de Chine orientale --les Diaoyu pour les Chinois, Senkaku pour les Japonais-- administrées par Tokyo mais revendiquées par la Chine, a mis le feu aux poudres côté chinois.

Depuis plusieurs semaines, les deux pays se sont livrés à des démonstrations intransigeantes autour du petit archipel, situé à environ 200 km à l'est des côtes de Taïwan, qui le revendique également, et à 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa (sud du Japon). (afp)

Quatorze navires chinois croisent désormais autour des îles contestées

Quatorze navires gouvernementaux chinois croisent désormais près de l'archipel japonais des Senkaku, revendiqué par la Chine sous le nom de Diaoyu, ont indiqué les gardes-côtes japonais. Les 11 navires arrivés mardi ont été rejoints mercredi par trois navires supplémentaires. Cette flottille, surveillée de près par des bâtiments des garde-côtes japonais, navigue toujours à la limite de la zone considérée par Tokyo comme ses eaux territoriales autour de ce groupe d'îles en mer de Chine orientale.

La tension reste donc vive autour de l'archipel. Selon le quotidien japonais Asahi Shimbun, les garde-côtes nippons auraient envoyé sur zone une cinquantaine de navire, mais un porte-parole de ce corps a refusé de confirmer cette information, invoquant des «raisons de sécurité».

Piratage chinois du site internet d'un ministère japonais

Le site internet d'un important ministère japonais et 18 autres sites nippons ont été ciblés ces derniers jours par des attaques pirates apparemment chinoises, ont annoncé mercredi les autorités nippones en pleine tension entre les deux pays. Sur la plupart de ces sites sont apparus des messages proclamant la propriété chinoise sur les îles Diaoyu, contrôlées par le Japon sous le nom de Senkaku, a précisé la police dans un communiqué.

Elle a ajouté qu'environ 300 organisations japonaises avaient été désignées cibles potentielles par l'Union Honker, un groupe de pirates informatiques chinois. Parmi les sites visés figurait celui du ministère des Affaires intérieures et de la communication, une administration stratégique chargée notamment des statistiques, de la poste, des télécommunications et des collectivités locales.

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