Affaire de proxénétisme: Deuxième jour de garde à vue pour DSK
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Affaire de proxénétismeDeuxième jour de garde à vue pour DSK

L'ancien patron du FMI a entamé mercredi sa deuxième journée de garde à vue dans l'affaire de proxénétisme dite du Carlton. Il a auparavant passé la nuit dans une caserne de gendarmerie à Lille.

Les trois juges d'instruction chargés du dossier se sont rendus sur place mardi soir pour notifier à DSK la prolongation de sa garde à vue pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d'abus de biens sociaux».

Une fois terminées ses auditions par les enquêteurs de la police judiciaire, DSK doit être entendu par des fonctionnaires de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale, la «police des polices»). Ceux-ci devraient notamment l'interroger sur ses liens avec un haut gradé de la police, le commissaire Jean-Christophe Lagarde, qui fait partie des huit inculpés dans ce dossier.

La garde à vue de M. Strauss-Kahn, 62 ans, peut durer jusqu'à jeudi matin mais prendrait plutôt fin mercredi, a-t-on expliqué de source proche du dossier. Théoriquement, elle peut même durer 96 heures.

Financé par deux entrepreneurs

Les enquêteurs de la police judiciaire devaient l'interroger au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et Washington, afin de déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées.

Plusieurs déplacements de celles-ci ont été organisés et financés par deux entrepreneurs de la région lilloise. Le dernier de ces voyages a eu lieu du 11 au 13 mai 2011 dans la capitale américaine, à la veille de l'arrestation de DSK dans l'affaire du Sofitel de New York.

Dans cette affaire où la femme de chambre Nafissatou Diallo accuse DSK d'agression sexuelle, les poursuites pénales ont été abandonnées par la justice américaine, la plaignante ayant menti sur d'autres aspects que l'agression sexuelle présumée. L'affaire se poursuit au civil.,

L'ancien favori des sondages dans la course à l'élection présidentielle en France pourrait être libéré sans poursuites, ou être déféré dans la foulée devant les juges. Ces derniers peuvent aussi le convoquer ultérieurement.

(ats)

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