Actualisé 11.11.2008 à 18:24

Coupe de l'America

Deuxième réunion entre Alinghi et ses challengers

Alinghi a rencontré pour la deuxième fois ses challengers pour définir conjointement les règles de la 33e Coupe de l'America ainsi que la nouvelle jauge de bateaux qui y sera utilisée.

La réunion, à Genève, s'est déroulée en l'absence des représentants d'Oracle, qui ont expliqué dans un communiqué ne pas avoir été invités.

Toujours en conflit juridique avec le défi américain, le defender genevois avait décidé il y a peu de rouvrir les canditatures pour la prochaine édition de la Cup et de lancer une série de discussions avec les challengers potentiels ou déjà confirmés. Le syndicat suisse avait affirmé qu'Oracle était le bienvenu, ce que l'équipe américaine a nié. «Russell Coutts a été informé ce week-end par Alinghi que le team était exclu du meeting», peut-on lire dans le communiqué.

La réunion a été suivie par neuf défis en plus d'Alinghi: Desafio Español, Shosholoza, Team Origin, Team New Zealand, Green Comm, Ayre, Victory Challenge, French Spirit et Carbon Challenge. Ces derniers se sont mis d'accord, selon le syndicat genevois, en ce qui concerne le panel d'arbitrage étendu à cinq membres (deux à élire par les compétiteurs), sur la composition du Comité de course, sur l'obligation de passer par des élections pour la nommination de nouveaux officiels et sur l'organisation de deux pré- régates en 2009.

Au sujet de la nouvelle jauge de bateaux, rien n'est encore bien défini. On s'en souvient, avec son regard malicieux et son sourire espiègle, Brad Butterworth avait milité pour un changement spectaculaire au lendemain de la victoire d'Alinghi en 2007. Le skipper néo-zélandais n'aura pas tout ce qu'il espérait lors de la prochaine édition de la Cup. Crise financière oblige. A moins qu'Oracle ne gagne devant la justice, ce qui obligerait les deux équipages à s'affronter sur des monstres multicoques.

Plus grands et plus rapides

Mais le kiwi ne semble pas vraiment déçu. «Non, je ne suis pas frustré. Il faut savoir que les bateaux sur lesquels nous travaillons avec les autres équipes seront plus grands et plus rapides que les ACC version 5 que nous avons utilisés en 2007. Mais ils seront moins grands et moins rapides que prévus alors», expliquait-il à Valence le week-end dernier.

Le principe de base étant de conserver les performances actuelles au près - face au vent - tout en améliorant la vitesse au portant - avec le vent dans le dos - et en augmentant la faculté d'accélération. «Les matérieux rigides que nous avons sur le bateau peuvent aussi servir sous le bateau», explique de son côté Ernesto Bertarelli, lequel estime qu'il est possible d'alléger les embarcations de 5 à 6 tonnes afin de gagner en célérité.

Plusieurs épreuves

Le nombre d'équipiers à bord - actuellement dix-sept - pourrait également évoluer à la baisse. «Mais il ne faut pas se leurrer, tempère Butterworth, il faut des hommes pour faire naviguer des bateaux aussi puissants. Nous ne pouvons pas supprimer plus d'un ou deux postes.»

Clé de voûte du principe de réduction des coûts, cette nouvelle jauge devrait offrir l'avantage de pouvoir concourir dans d'autres compétitions que la Coupe de l'America. Une façon de pousser à l'investissement. «Nous pourrions par exemple participer aux régates de Majorque ou encore à celle de Sicile, explique encore Butterworth. C'est le problème avec SUI 100. C'est un bateau brillant mais qui ne peut servir qu'à la Coupe de l'America.» (ats)

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