Actualisé 06.12.2006 à 21:54

Devenir réalisateur: passion et patience indispensables

Les autoproductions cinématographiques sont les prémices d'une carrière. Deux Genevois racontent.

«J'ai passé deux ans de galère à Paris, raconte Olivier Parel, auteur-réalisateur et interprète genevois de «Le Seuliste». Je n'avais pas fait d'école de cinéma, ce qui posait problème aux investisseurs.» Son film parle de lui et du sentiment de solitude éprouvé dans cette ville d'anonymes.

Pour le réaliser, il recrute 35 personnes et emprunte 40 000 fr: «Je me suis endetté sur dix ans, mais maintenant, j'ai une carte de visite de onze minutes». Il est sélectionné à deux festivals. Il remportera le Prix du public au festival du court métrage de Nîmes 2006.

Olivier Pictet, Genevois également, est parti à Barcelone effectuer sa dernière année de HEC. Les études terminées, il reste sur place et se lance dans le cinéma. Son film «Thermos» naît de rencontres entre sept snowboarders européens: «C'est une forme de roadmovie des montagnes, explique-t-il. Pas seulement des sauts et des rides, mais aussi le lifestyle et le partage. D'où «Thermos», une chaleur constante à l'intérieur malgré les intempéries.» Les intempéries sont aussi pécuniaires. Les voyages sont payés grâce à un partenariat avec les marques; pour le reste, c'est le troc:

«Les riders ont échangé des planches et des fixes contre des services.»

Shahïn Ammane

«Thermos», en première, jeudi soir, à l’Alhambra. «Le Seuliste» sera diffusé dimanche 19 h 30 sur TSR2

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