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CyclismeDi Gregorio blanchi

Retiré manu militari du dernier Tour de France, Remy di Gregorio a été innocenté lundi. Les supposés produits dopants qu'il avait reçus n'étaient que des vitamines.

Le cycliste projette de faire son comeback

Le cycliste projette de faire son comeback

Le 10 juillet dernier à Bourg-en-Bresse, au matin de la dixième étape du Tour de France, Remy Di Gregorio était arrêté peu après 8h30 par des gendarmes alors qu'il recevait un colis donné à l'extérieur de l'hôtel hébergeant l'équipe Cofidis. Placée sous la loupe mille fois grossissante de la Grande Boucle, l'affaire semblait entendue : il venait d'être pris en flagrant délit de se fournir en produits dopants, trahi par un coup de téléphone passé à destination d'un potentiel trafiquant. Sa formation n'a pas tardé à couper les ponts alors qu'il était mis en examen malgré ses dénégations. Coupable, coupable aussi quelque part d'être un ancien coureur d'Astana.

Neuf mois plus tard, l'ancien vainqueur d'étape de Paris-Nice vient d'être blanchi par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence. Les supposés produits dopants n'étaient que des vitamines, du paracétamol, rien de répréhensible. «J'ai été victime d'un contexte d'ordre général, a expliqué le grimpeur lundi soir au quotidien «La Provence» dans le bureau de son avocat. Je ne me suis jamais dopé.»

Aujourd'hui, l'objectif du sportif est celui de revenir dans le peloton, avec la volonté de tourner la page, même s'il compte régler des comptes avec son ancien employeur. «L'équipe Cofidis n'a pas été solidaire avec moi, elle m'a licenciée alors que je pouvais exercer mon métier», regrette-t-il dans les colonnes de «La Provence», annonçant qu'il va poursuivre l'équipe devant la justice «car le préjudice, tant moral que financier, est énorme.»

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