Giro: Di Luca à nouveau irrésistible
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GiroDi Luca à nouveau irrésistible

L'Italien Danilo Di Luca, en vrai chasseur, s'est dégagé dans le final de la 10e étape du Giro, la plus longue de l'épreuve à Pinerolo, pour prendre ses distances en tête du classement général.

Vainqueur de cette étape de prestige, Di Luca s'est montré le plus habile en descente et le plus fort dans la dernière petite côte, en conclusion des 262 kilomètres.

L'Américain Levi Leipheimer et l'Italien Ivan Basso ont payé leurs limites dans les descentes, sur la route tortueuse, mais bien revêtue, ramenant à travers la forêt vers Pinerolo, dans les 10 derniers kilomètres. Il ont vu partir Di Luca à la poursuite de l'Italien Franco Pellizotti qui avait pris les devants dans la montée.

Dans un premier temps, le porteur du maillot rose a gardé avec lui le Russe Denis Menchov et les Espagnols Carlos Sastre et David Arroyo. Mais aucun de ses compagnons n'a pu le suivre lorsque le puncheur des Abruzzes a forcé l'allure sur la dernière rampe, à 3,5 kilomètres de l'arrivée.

«C'était un parcours pour moi», s'est félicité le coureur de l'équipe LPR en comparant les bosses du final aux côtes de Liège- Bastogne-Liège, la Doyenne des classiques qu'il a remportée en 2007 avant de gagner le Giro dans la foulée.

Armstrong dans le rythme

Le coup de force de Di Luca s'est traduit par 10 secondes prises sur ses premiers poursuivants, Pellizotti, Menchov et Sastre, mais surtout 29 secondes sur Leipheimer et Basso, ainsi que sur l'Australien Michael Rogers. Un gain complété par les 20 secondes de bonification réservées au vainqueur.

«C'est un Giro qui se jouera au finish, les bonifications seront importantes», avait annoncé Di Luca, la veille, lors de la journée de repos. En spécialiste du Giro, l'Italien a donc sauté sur la première occasion offerte, dans un final ébouriffant qui a coûté cher (plus d'une minute et demie) au Suédois Thomas Lövkvist, deuxième du classement général au départ de Cuneo.

En revanche, Lance Armstrong, déjà remarqué en bonne position au sommet du Mont-Cenis, a tenu le rythme élevé à l'approche de Pinerolo. Il a basculé au sommet de Pramartino à une dizaine de secondes seulement du groupe des favoris (Di Luca, Leipheimer, Basso).

Au bas de la descente, l'Américain a retrouvé Leipheimer et a franchi la ligne à moins de 30 secondes du vainqueur, au bout des 6 heures et demie de course.

Retour de boomerang

Deux jours après la manifestation de mauvaise humeur de Milan, le peloton a roulé en effet à bonne allure - plus de 40 km/h ! - dans cette longue étape de montagne reliant deux cités mythiques du Giro. Le «campionissimo» Fausto Coppi toujours vénéré dans la péninsule avait mené - sur un autre parcours passant par Vars, Izoard et Montgenèvre - une échappée de légende en 1949 entre les deux villes.

Au sommet de Sestrières, le point le plus haut (2035 m) atteint cette année par l'épreuve, autrement appelé Cima Coppi, l'Italien Stefano Garzelli s'est octroyé cette fois les honneurs. Le vainqueur du Giro 2000, seul en tête sur 110 kilomètres, a été rejoint à l'approche de la dernière montée, victime du vent défavorable dans la longue descente vers la plaine du Piémont et de la poursuite menée par l'équipe de Basso, avant que ce dernier prenne le retour de boomerang en pleine figure.

Mercredi, la 11e étape relie Turin à Arenzano, près de Gênes, où l'arrivée après la descente du Turchino est jugée en bord de mer, à la veille du long contre-la-montre des Cinqueterre. (ats)

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