Genève: Diamants volés: le Tribunal fédéral désavoue Genève
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GenèveDiamants volés: le Tribunal fédéral désavoue Genève

Rebondissement dans l'affaire des pierres dérobées sur le tarmac bruxellois. Le Tribunal fédéral annule la condamnation d'un avocat genevois.

par
jef
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02.01.2014 Un individu a été placé sous mandat d'arrêt le 23 décembre dernier dans le cadre de l'enquête sur le braquage d'un fourgon rempli de diamants commis le 18 février à l'aéroport de Bruxelles.

02.01.2014 Un individu a été placé sous mandat d'arrêt le 23 décembre dernier dans le cadre de l'enquête sur le braquage d'un fourgon rempli de diamants commis le 18 février à l'aéroport de Bruxelles.

AFP/Benoit Doppagne
Le 9 décembre, le dixième suspect, le Français Marc Bertoldi, a pu quitter sa cellule sous caution.

Le 9 décembre, le dixième suspect, le Français Marc Bertoldi, a pu quitter sa cellule sous caution.

L'homme a déjà avoué avoir aidé à revendre le butin, mais il est suspecté d'avoir également pris part au braquage et d'être un des cerveaux de l'opération.

L'homme a déjà avoué avoir aidé à revendre le butin, mais il est suspecté d'avoir également pris part au braquage et d'être un des cerveaux de l'opération.

AFP

La justice genevoise devra rejuger l'avocat qu'elle avait condamné à 180 jours-amendes pour tentative d'entrave à l'action pénale et blanchiment dans l'affaire dite des diamants belges. Selon la «Tribune de Genève», le Tribunal fédéral a estimé que les droits de l'homme de loi avaient été violés lors de l'instruction. Il avait en effet été sanctionné sur la base de deux auditions d'un promoteur, qui l'avait mis en cause (avant de se rétracter par la suite). Or, estiment les juges de Mon-Repos, l'avocat aurait dû être confronté à son accusateur et assister à ces auditions afin de pouvoir se défendre.

L'affaire avait débuté en février 2013. Une très grande quantité de diamants avaient été volée sur le tarmac de l'aéroport de Bruxelles. Un promoteur genevois avait récupéré dans la foulée pour quelque 7 millions de francs de pierres précieuses. Il les avait cachées dans la cave d'un immeuble de Champel, et avait donné la clé de celle-ci à l'avocat. C'est sur cette base que ce dernier avait été condamné en 2015, puis en appel deux ans plus tard. Les juges genevois avaient estimé qu'il connaissait le contenu de la fameuse cave.

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