Suisse: Didier Burkhalter défend la voie bilatérale
Actualisé

SuisseDidier Burkhalter défend la voie bilatérale

Jeunesse, travail et ouverture sur le monde: le nouveau président de la Confédération a marqué de ce sceau son allocution de Nouvel An. Sans oublier un plaidoyer pour la voie bilatérale avec l'UE.

La voie bilatérale a permis d'assurer prospérité et indépendance à la Suisse, selon Didier Burkhalter.

La voie bilatérale a permis d'assurer prospérité et indépendance à la Suisse, selon Didier Burkhalter.

Dans son discours, le Neuchâtelois prend à témoin des apprentis de son Département des affaires étrangères: Deborah, Niklaus, Selina, Timo, Stefanie et Dominique. La lumière dans leur regard, tout comme l'avenir de la Suisse, dépendra des relations avec le monde.

Or «la Suisse et le monde ne sont pas des étrangers l'un pour l'autre. Ils sont comme le lac et le ciel, ou comme le ciel et les Alpes. Ils se rejoignent à l'horizon pour créer de nouvelles perspectives», a déclaré le président, appelant ses concitoyens à faire équipe.

Vantant un Etat libéral, une économie créatrice et le système de formation helvétique, il a rappelé qu'il s'agissait des ingrédients permettant aux jeunes d'éviter le chômage qui les frappe ailleurs.

Le sel de Guillaume Tell

Défendant l'ouverture du pays, le libéral-radical a souligné que bien maîtrisée, celle-ci est la source du dynamisme de l'économie. Le sel des étables de Guillaume Tell arrivait déjà de Tunisie par les routes marchandes.

La défense des intérêts suisses que sont la sécurité, l'indépendance et la prospérité peut en outre se faire par la promotion des valeurs helvétiques: la paix, associée à Genève par Didier Burkhalter, la démocratie, la tradition humanitaire et le respect de la nature.

Voie bilatérale

Le président de la Confédération n'a pas manqué de noter que c'est avec l'Europe que la Suisse partage ses valeurs et forme une «communauté de sécurité et de paix au service de tous». Les relations économiques avec l'Union européenne (UE), «essentielles», ne sauraient être remplacées par celles entretenues, à titre complémentaire, avec la Chine, le Brésil ou les Etats-Unis.

La voie bilatérale a permis d'assurer prospérité et indépendance à la Suisse. Il s'agit désormais de la rénover pour pouvoir la poursuivre et «continuer d'ouvrir des perspectives au pays et aux générations futures». (ats)

Ton opinion