Didier Cuche marque son territoire en descente
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Didier Cuche marque son territoire en descente

Banni du podium la veille en super-G pour un centième, le Neuchâtelois a marqué les esprits lors du premier entraînement en vue de la descente des Championnats du monde d'Are en signant le troisième chrono.

Le meilleur descendeur de l'hiver a terminé à douze centièmes de Christoph Gruber. Contrairement à Cuche, le vainqueur du jour se devait de skier à bloc, lui qui était en concurrence avec cinq compatriotes pour décrocher le dernier ticket autrichien pour le grand rendez-vous de samedi.

«C'était une bonne prise de contact», a commenté le coureur du Val-de-Ruz. «La neige sèche a rendu la piste lente, ça tourne un peu trop par endroit et on ne décolle pas sur les sauts. Cela ne me gêne pas. Mais c'est un peu dommage pour le spectacle», a-t-il ajouté.

Ses coéquipiers sont restés plus discrets sur la piste «Olympia» pour cette première séance chronométrée (la deuxième et dernière session est agendée vendredi). Dans un froid glacial (-22 dans l'aire d'arrivée), Didier Défago a terminé 19e, soit un rang de mieux que Bruno Kernen et trois devant Ambrosi Hoffmann.

Borghi passe toutes les portes

Les descendeuses se sont aussi frottées pour la première fois au tracé de l'épreuve reine. Ces entraînements prennent des allures de compétition pour Sylviane Berthod, Catherine Borghi, Nadia Styger et Fränzi Aufdenblatten, elles qui doivent se partager les trois places disponibles pour dimanche (Dominique Gisin est déjà qualifiée). La course du jour n'était pas éliminatoire, contrairement à celle de jeudi qui permettra de dégager les deux premiers noms.

«On essaie d'établir une saine concurrence», a relevé Sylviane Berthod. «De toute façon, on ne va pas se faire des coups de vache. S'il le faut, on saura s'incliner», a poursuivi la Valaisanne. Des quatre, seule Catherine Borghi est parvenue à boucler sans rater une porte le premier entraînement remporté par Anja Pärson.

Ses trois rivales, tout comme des dizaines d'autres skieuses, ont connu l'élimination. «C'était quasiment impossible de tout passer», a noté Nadia Styger. «La course était très tournante et les traceurs doivent avoir sous-estimé notre vitesse», a développé Sylviane Berthod. Pour expliquer l'hécatombe, Catherine Borghi a, elle, avancé «une neige tellement agressive qu'il est difficile de tourner les skis». Dans ces conditions, la Vaudoise s'est dite «déjà contente d'avoir passé toutes les portes. Même si j'ai été 4-5 fois dans les choux pendant ma descente.» (ats)

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