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Genève«Didier justice» a mis les démineurs sur les dents

L'appartement du trublion, qui avait arrosé le Canton d'e-mails incendiaires, était présumé piégé.

par
Shahïn Ammane

«Je suis un citoyen suisse qui est complètement fâché par les actions de la dite Justice en Genève.» Ce sont les mots de N. B., 30 ans, postés sur son blog. Ils précèdent une longue liste de dénonciations des «dérives» de la police et de la justice genevoises. Le tout est accompagné d'images vidéo sur Youtube.

Ce week-end, pour des motifs non communiqués, la police a finalement interpellé l'individu. Lundi matin, elle est allée perquisitionner à son domicile. Sur la porte d'entrée du deux-pièces, des inscriptions annonçaient le pire. «Achtung, système de défense activé», menace un papier apposé sur la porte. Plus haut: «S.v.p., essaie de rentrer maintenant!»

«Nous avons pensé que la porte était piégée à l'explosif», a expliqué lundi le porte-parole de la police, Patrick Pulh. Les démineurs sont arrivés à 10 h. L'immeuble est évacué, la zone bouclée et la circulation paralysée. Trois heures d'efforts et les artificiers ont enfin pu pénétrer dans l'appartement. Ils n'y découvrent pas de dispositif d'explosion, mais dix bouteilles pleines d'un produit inflammable et des bonbonnes de gaz.

Si l'enquête en cours devra déterminer le profil de cet homme au crâne rasé qui s'est baptisé «Didier Justice» sur une vidéo adressée en septembre au procureur général, les propos qu'il tient suggèrent déjà des pistes. «J'ai été menacé par la police fédérale et cantonale, agressé physiquement, et une ambulance a essayé de me tuer. Mais je suis encore ici...» défie-t-il.

«Didier justice» devant le palais de justice à Genève:

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