Equipe de Suisse: Diego, la force tranquille
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Equipe de SuisseDiego, la force tranquille

Dans le vestiaire de l'équipe de Suisse, Benaglio est un homme écouté. Jamais exubérant, mais solide et expérimenté, il y fait parfois figure de sage

par
Marc Fragnière
Feusisberg
Diego Benaglio aura une lourde responsabilité.

Diego Benaglio aura une lourde responsabilité.

Arrivé très discrètement en sélection en mars 2006, l'Argovien n'avait pas mis longtemps avant de bouleverser la hiérarchie de Köbi Kuhn. Au point de piquer la place de titulaire pour l'Euro 2008 à Pascal Zuberbühler. Appliqué, sobre et fiable, Diego Benaglio apprécie les responsabilités. «De toute façon, ça fait implicitement partie du job de gardien», avait-il rappelé en juillet dernier, après avoir été désigné pour porter le brassard de l'équipe olympique.

A Wolfsburg, le très austère Felix Magath en a également fait son relais sur le terrain. Allié à ses qualités sportives, son tempérament placide et son engagement total ont séduit un coach connu pour sa fermeté et son manque crucial de compassion. «La façon dont il est régulièrement décrit est exagérée. Il est certes très exigeant et sait se montrer intransigeant. Mais il reste humain», a plaidé l'Argovien.

Dans l'esprit d'Ottmar Hitzfeld, Benaglio est et reste le No 1 helvétique. L'extraordinaire éclosion de Yann Sommer n'a jamais constitué une menace susceptible d'envoyer le gardien de Wolfsburg faire banquette. Face à l'Albanie, le coach comptera logiquement de nouveau sur le grand Diego.

«Le deuxième match d'une série est toujours le plus difficile. On va à tout prix devoir rajouter 1 à 2% d'efficacité et d'application par rapport à notre prestation en Slovénie vendredi (ndlr: succès 2-0). L'euphorie a fait place à la concentration. On vise trois nouveaux points. Il y aura une grosse ambiance à Lucerne et on s'attend à être sifflés par une partie du public. Mais on a tous l'habitude de ce genre de situation. On espère profiter de l'engouement suscité par notre bon départ et prolonger l'euphorie.»

Ottmar Hitzfeld:

On s’attend à un match difficile contre un adversaire hypermotivé, qui jouit lui aussi de l’euphorie d’avoir remporté son premier match. L’Albanie n’aura rien à perdre. Pour nous imposer, nous devrons tabler sur nos qualités, et nous en possédons! Nous n’avons pas encore atteint la plénitude de notre potentiel. Mon équipe a de la classe, c’est certain! En l’absence de Barnetta, je réfléchis à changer ma tactique habituelle (ndlr: 4-2-3-1). Peut-être que j’alignerai un second attaquant ou que j’adapterai mon dispositif en 4-3-3. L’émotion sera au rendez-vous en raison du contexte. J’espère que le public suisse jouera également son rôle.

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