Dieu peut entrer à l'école, mais pas y faire sa pub
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Dieu peut entrer à l'école, mais pas y faire sa pub

La présence à l'école de l'histoire des religions avec un accent sur le christianisme ne
dérange pas la justice jurassienne.

Le Parti socialiste et le groupe CS-POP/Verts ont été déboutés hier par la Cour constitutionnelle du canton dans l'affaire dite «des leçons d'histoire des religions.» La gauche s'opposait à l'article de la loi scolaire prévoyant que l'enseignement de l'histoire des religions mette un «accent particulier» au christianisme. Pour la gauche, cet article est contraire au principe de laïcité. Il a été adopté en août dernier par le Parlement à une voix de majorité dans un débat hautement émotionnel. La gauche craint aussi une multiplication des demandes de dispenses des parents.

La Cour constitutionnelle considère que les cours d'histoire des religions peuvent être dispensés d'une manière conforme aux principes de laïcité et de neutralité confessionnelle de l'école. Pour autant qu'ils le soient avec la distance critique que suppose tout enseignement historique. Dès lors, il n'y aura pas un droit à ne pas suivre cet enseignement: aucune dispense ne sera accordée aux élèves athées ou d'origine confessionnelle autre que chrétienne.

«Cela me conforte, se réjouit la ministre de l'Education, Elisabeth Baume-Schneider. C'est un principe d'égalité pour tous que de pouvoir accéder à la connaissance des religions.»

Nando Luginbuhl/ats

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