«Je me sens Charlie Coulibaly»: Dieudonné inquiété pour apologie du terrorisme
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«Je me sens Charlie Coulibaly»Dieudonné inquiété pour apologie du terrorisme

L'humoriste a écrit sur Facebook qu'il s'identifiait autant au journal satirique qu'à l'un des terroristes. Une enquête a été ouverte pour apologie du terrorisme.

par
joc
Le post a été supprimé moins d'une heure après sa publication.

Le post a été supprimé moins d'une heure après sa publication.

De retour du rassemblement contre le terrorisme à Paris, Dieudonné a partagé ses impressions sur Facebook, relate «L'Express». Après avoir tourné la marche en dérision, la comparant à un «instant magique égal au Big Bang qui créa l'Univers», Dieudonné s'est fendu d'un: «Sachez que ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly.»

Les propos du polémiste, qui font notamment référence au preneur d'otages du supermarché casher, ont soulevé un tollé sur Twitter. De nombreux internautes ont demandé que le post de Dieudonné soit censuré par Facebook. La publication a été signalée au service de surveillance de la police nationale et la justice française a ouvert une enquête à l'encontre de Dieudonné pour apologie du terrorisme. Il risque sept ans de prison et 100'000 euros (près de 123'000 francs) d'amende. L'avocat de Dieudonné n'était pas disponible dans l'immédiat.

Sur la page de l'humoriste controversé, où ses fans sont d'habitude acquis à sa cause, les réactions étaient majoritairement négatives. «Je t'adore, Dieudo. Mais là tu n'es pas drôle», a écrit un internaute. «Faut comprendre ce qu'il veut dire, ouvre ton esprit, ne reste pas bloqué sur Charlie... Lui il l' a toujours été, mais aux yeux du gouvernement c'est Coulibaly. D'où l'association Charlie Coulibaly», a argumenté un défenseur de Dieudonné. Le post a été supprimé moins d'une heure après sa parution.

(joc/afp)

Dieudonné propose à Bernard Cazeneuve de faire la paix

Peu après l'annonce par la justice française de l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Dieudonné pour apologie du terrorisme, l'humoriste a publié une lettre ouverte à l'attention du ministre français de l'Intérieur: «Depuis un an, L'Etat m'a dans le viseur et cherche à m'éliminer par tous moyens. (...) Depuis un an, je suis traité comme l'ennemi public numéro 1, alors que je ne cherche qu'à faire rire et à faire rire de la mort, puisque la mort, se rit bien de nous, comme Charlie le sait, hélas. (...) Alors que je propose la paix sous votre autorité depuis plusieurs semaines, je reste sans réponse de votre part. (...) Monsieur le Ministre, je vous le rappelle, puisque vous semblez maintenant m'écouter. Je propose la paix.»

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