Votation communale : Dimanche, Renens sera face aux caméras
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Votation communale Dimanche, Renens sera face aux caméras

Les habitants de Renens (VD) se prononceront dimanche sur l'installation de caméras de surveillance dans le périmètre de la gare.

La votation fait suite à une initiative populaire lancée par le parti libéral-radical dans le but de sécuriser les lieux.

Pour la droite, il s'agit de lutter contre un sentiment d'insécurité au sein de la population, a déclaré mercredi à l'ATS le conseiller communal PLR Roland Divorne. Les appareils fonctionneraient 24h00 sur 24h00, mais seraient visionnés uniquement en cas de déprédation.

Complément à la police

Les caméras ne remplacent pas la police, elles sont un moyen complémentaire, a-t-il ajouté. Les commerçants notamment voient d'un bon oeil ce moyen de lutter contre les vandales. Les initiants ont calculé qu'il est possible de réaliser un bon projet avec 100'000 francs. Si le texte passe, ce sera à la Municipalité d'évaluer les besoins.

Cette initiative n'a pas seulement été lancée en réaction aux incivilités commises par des bandes de jeunes fin 2008 aux alentours de la gare, relève M. Divorne. Le conseiller communal avait déposé une motion suite au préavis sur la rénovation de la gare. Tout y était prévu sauf la sécurité, a-t-il noté.

Pas utiles

La peur est mauvaise conseillère, relèvent les opposants à l'initiative. Le PS, Fourmi rouge et les Verts préfèrent miser sur des mesures de prévention ou sur la présence humaine plutôt que sur une solution disproportionnée. Ils estiment que les tensions se sont apaisées et que Renens est dans la moyenne des villes vaudoises en terme de sécurité.

L'arrivée de «parrains» et de «marraines» dans la gare a notamment permis de pacifier le terrain, a relevé Victoria Ravaioli- Thibaut, chef du groupe PS au Conseil communal. «Nous ne voyons pas l'utilité de ces caméras sur la place de la gare qui est un lieu de passage.

La gauche n'est en revanche pas contre l'installation ponctuelle de caméras par la police chez des commerçants pour par exemple arrêter des délinquants. Mais elle privilégie le travail de prévention en amont.

L'engagement d'un délégué à la jeunesse a notamment permis de limiter les bandes de jeunes en ville, a souligné Mme Ravaioli- Thibaut. Un éducateur de rue devrait suivre, tout comme la mise en place d'un Observatoire de la sécurité.

L'initiative libérale-radicale avait abouti avec 2122 signatures valables alors que 1857 étaient nécessaires. Le Conseil communal et la Municipalité à majorité de gauche s'étaient prononcés contre ce texte. (ats)

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