Lausanne – Collèges et garderies contaminés par les dioxines
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LausanneCollèges et garderies contaminés par les dioxines

Des valeurs élevées ont été mesurées sur cinq nouveaux sites. La Municipalité de Lausanne a annoncé de nouvelles mesures, peu contraignantes.

par
Jérôme Genet
La pollution à la dioxine touche notamment le Collège de la Rouvraie. 

La pollution à la dioxine touche notamment le Collège de la Rouvraie.

Ville de Lausanne – Sarah Carp 

Des actions avaient déjà été prises sur neuf lieux, suite à la découverte de la pollution des sols aux dioxines et furanes en début d’année. Cinq nouveaux sites sont apparus comme sensibles: les Collèges de la Sallaz et de la Rouvraie, la place de jeux de Clamadour, et les garderies de la Madelaine et de Beaumont. Des panneaux, des barrières ou des bâches avec des copeaux seront installés, pour empêcher les enfants d'entrer en contact avec de la terre contaminée. Les préaux bétonnés ne sont pas problématiques.

Les informations à la population seront renforcées, dans les forêts, les plantages urbains et les jardins potagers. Une seule fermeture est envisagée: le jardin potager et plantage de la Borde, qui n'appartient pas à la Ville. Toutes ces mesures sont dans l’attente des décisions de l’Etat de Vaud, d’ici quelques semaines, espère la Commune.

«Nous voulons faire toute la lumière sur cette pollution», a d'emblée déclaré Natacha Litzistorf, municipale chargée de l’environnement, ce jeudi lors des annonces sur les analyses de 119 parcelles. Lundi, le Canton avait présenté l'étendue de la zone et émis des recommandations.

L’eau n’est pas polluée

Les eaux ne sont pas touchées par cette pollution. «Bonne nouvelle, nous n'arrivons pas à mesurer de dioxines dans l’eau du Léman, car les valeurs sont en dessous du seuil de quantification», s’est réjoui Pierre-Antoine Hildbrand, conseiller municipal. «De très faibles traces ont été détectées dans les boues d’épuration, mais à des valeurs très faibles, sans risques.»

À moyen terme, d’autres lieux de Lausanne seront analysés et les procédures d’assainissements devront être clarifiées. «L'expérience manque. Aucun autre cas de ce genre n’est connu en Suisse ou en Europe», a conclu Natacha Litzistorf.

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