Collombey-Muraz (VS) : Directeur à 150%: l'incompréhension subsiste
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Collombey-Muraz (VS) Directeur à 150%: l'incompréhension subsiste

La commune valaisanne a rassemblé mardi le corps enseignant. Elle répondait aux attaques et entendait clarifier la situation.

par
Joël Espi
Deux casquettes et 19 000 fr. de salaire ont provoqué cette séance.

Deux casquettes et 19 000 fr. de salaire ont provoqué cette séance.

«Partez-vous rassurés sur le fonctionnement de l'école?» De timides «non» se font entendre. C'est la réaction à laquelle a fait face mardi Josiane Granger. En présence du corps enseignant et d'élus, la présidente de la commune a détaillé les raisons qui l'avaient amenée à se séparer d'A. F. il y a une semaine.

Il était reproché à l'ancien directeur des écoles d'avoir ­cumulé plus de 150% de taux d'occupation avec son activité de prof, soit un revenu d'environ 19'000  fr. par mois. A. F. se serait lui-même octroyé ces heures supplémentaires au fil des ans, sans que la commission scolaire ou la commune ne s'en rendent compte. La présidente a ainsi répondu aux accusations de l'avocat de son ex-collaborateur: elle aurait été au courant de la situation depuis des années.

Encore un an de salaire?

Des négociations pour retirer ses périodes au directeur et des mois d'arrêt maladie s'étaient enchaînés. L'homme avait finalement envoyé, le 7 août dernier, un courriel aux 102 professeurs de Collombey-Muraz. «Je ne vais sûrement pas pouvoir ouvrir les écoles à la rentrée», indiquait-il. Et le directeur de fustiger les autorités commu­nales pour leur «manque de soutien». Un comportement que n'a pas supporté la com­mune, qui a ainsi décidé de le licencier.

Les enseignants n'ont pas souhaité s'exprimer à la suite de la séance d'information. Contacté mardi, l'avocat du directeur était injoignable. Selon son règlement de travail, A. F. pourrait toucher son salaire de directeur durant une année en­core.

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