France: «Dis à Delphine de rentrer à la maison!»

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France«Dis à Delphine de rentrer à la maison!»

Le mystère entourant la disparition de l’infirmière de 33 ans reste entier. À 4 heures du matin, son mari a envoyé un SMS à une voisine, croyant son épouse chez elle.

Toujours aucune trace de Delphine Jubillar, cette mère de famille disparue le 16 décembre à Cagnac-les-Mines (sud). Qu’est-il arrivé à l’infirmière de 33 ans, qui s’est volatilisée en pleine nuit? L’enquête ouverte pour «enlèvement et séquestration» n’a, pour l’heure, rien donné. Avocat de cousines et d’amies de la jeune femme, Me Philippe Pressecq s’est confié cette semaine à «Paris Match».

L’homme de loi a notamment évoqué un SMS envoyé par le mari de Delphine qui tendrait à confirmer sa version des faits. À 4 heures du matin dans la nuit du 16 décembre, Cédric Jubillar a en effet écrit à une amie de sa femme: «Dis à Delphine de rentrer!» Selon l’avocat, l’époux de l’infirmière venait de se réveiller et de se rendre compte de son absence. «Cédric pensait qu’elle était partie chez sa copine, une voisine du village», explique Me Pressecq. L’amie en question, cliente de l’avocat, lui a répondu qu’elle n’était pas là.

«C’est incompréhensible»

Pour l’homme de loi, ce SMS semble «sincère»: «Si cela était une mise en scène, pourquoi le faire à 4 heures du matin surtout que dans cette hypothèse l’auteur supposé aurait plutôt besoin de temps pour effacer des traces… C’est incompréhensible», estime-t-il. Me Pressecq rappelle que «le couple ne s’entendait plus», mais que «rien ne laissait présager une guerre entre eux ou un climat de violence». Delphine Jubillar avait par ailleurs un confident qu’elle avait rencontré sur internet. Cet homme, lui aussi en instance de séparation, a été entendu par les enquêteurs.

Me Pressecq regrette de n’avoir que la version du mari. «Elle serait sortie seule en pleine nuit. C’est tout de même difficile à imaginer», conclut-il. Pour l’avocat de Cédric Jubillar, cette histoire de SMS ne fait que confirmer la version des faits de son client. «Il essaie de l’appeler. Sans réponse, il contacte des proches chez qui elle aurait pu aller boire un verre car elle bossait de nuit et aurait pu sortir après son coucher à lui à 22h30. Ensuite, il appelle les gendarmes. C’est une démarche tout à fait normale», explique Me Jean-Baptiste Alary au «Parisien».

(joc)

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